SES DESCENDANTS
En remontant en ligne directe jusqu'à notre ancêtre, nous constatons que tous ces pionniers canadiens, à l'instar de leur aïeul, vécurent et même dépassèrent les trois quarts d'un siècle. Quel éloquent plaidoyer en faveur de la vie agricole et des mœurs champêtres !
J'ai dit que les descendants de Mathias furent des pionniers, et ils le furent dans toute la force du terme.
Déjà, en 1740, Joseph, l'aîné de ses fils, s'était établi (avait défriché) à Sainte-Rose, près Montréal, ce qui ressort clairement de son acte de mariage: «Joseph Fanef, natif de cette paroisse et domicilié depuis quelques années à Sainte-Rose de l'Isle Jésus».
En 1745, Claude, son second fils, marié à Marie Bousquet, est lui-même établi à Saint-Denis, comme en fait foi, l'acte de baptême de leur enfant, Claude-Marie, baptisé à Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies : « Claude-Marie, fils de Claude Fanef et de Marie Bousquet mariés et paroissiens de Saint-Denis ».
A partir de 1765, les registres de la Rivière-des-Prairies ne font plus mention des Phaneuf. Tous semblent s'être dirigés vers les rives fertiles du Richelieu; Saint-Denis et Saint-Antoine seront pendant de longues années leur champ d'action.
L'abbé J.-B.-A. Allaire,dans son ouvrage si intéressant «Histoire
Pointe-aux-Trembles
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