‹ La famille Sirven; ou, Voltaire à Castres. Mélodrame en trois actesChapitre 33 sur 50 · SCENE XVIL · texte numérisé non relu

SCENE XVIL

Les Mêmes, THIBAUT.

THIBAUT, accourant.

Restez, mon père, restez j vous arriveriez trop tard I

TOUS

Trop tard !

SIR.VEN

Thibaut , que veux-tu dire ?

Ali ■ mon Dieu ! faut-il que- ce soit moi qui vous apprenne uu malheur comme celui-là !

VOLTAIRE et SIRVEM.

Mais parle âquc !

TninÈsE el adolpue.

Explique-toi!

THIBAUT

Votre pauvre fille!... on vicut de la retirer de la rivière!

TOUS

Grand Dieu !

THIBAUT

On s'est empressé de la secourir; mais maigre' tous les soins....

siRVEw , ai>ec un cri déchirant.

Ah! j'ai perdu ma fille!

Il tombe accablé dans les bras de Thérèse.

THERESE

Ma pauvre sœur!

ADOl.PUE.

O desespoir !

SIRVEN

Thibaut, conduis-moi près d'elle.

THiBALT, bas à Foliaire - Retenez-le , M. de Voltaire.

Mon ami , si elle n'est plus...

STRVEN, tombant dans les bras de Thérèse. Malheureux que je suis !

LASALLE , bas à Foltaire.

Peut-être est-il encore quciqu'cspoir.... Je vais moi-même.... Venfz, mes amis, venez; nous la transporterons chez moi.

Lasalle sort vii'ement ; quelques paysans les suivent.

SCETSE XVUI.

VOLTAIRE, SIUVEN, THÉRÈSE, THIBAUT, Domestiques, P.iysans, etc.

siRVEN, au désespoir.

Pourquoi ra'cmpêcher de suivre leurs pas? Voulez- vous me priver du triste plaisir d'tmbiasier ma fille pour ia dernière {"ois?

Mon ami !...

THERESE

Mon père !... celle vue vous donnerait la mort?

SIRVEN

Chère eniant ^ ra'es-tii donc ravie pour jamais ?

Malheureux 'ère !... Ah! puisse-t-ou convaiocre l'auteur de ce crime épouvantable !.. puisse le meurtrier!..,

THIBAUT, apercevant Brémont.

M. de Breûont!

siRVEN, avec violence.

Brémont.

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