VOLTAIRE, ADOLPHE
ADOLPHE
Eh! que pouvons-nous craindre?
Tout : l'opinion publique, le délire de Pauline^ ses aveux, et les présomptions qui accablent Sirveu.
ADOLPHE
Quoi! vous croyez, Monsieur?...
Je crois que Bre'mont va se hâter de faire arrêter Sîrvcn , et qu'une fois dans un cachot, peut-être n'eu sortira-t-il que pour marcher au supplice!
ADOLPHE
Ah! je ne le vois que trop : sa perte est jure'e!... Eli bien ! qu'il fuie!... qu'il quitte la France!... je ne l'abandonnerai pasj je le suivrai partout.
Bien , jeune homme !.. . Si de nouveaux dangers menaçaient la vie ou la liberté' de Sirven , ii trouvera dans ce portefeuille la somme ne'cessair* pour c'chapper promptement aux poursuites de la calomnie.
ADOLPHE , prenant le porlef ouille.
J'y cours, M. de Voltaire, j'y cours!... et, dusse'-je de'fendre Sirven contre ses assassins, je saurai le sousîraire à leur rage! ( Apercevant Sirven qui entre en ce moment.) Sirven! Sirven, soyez tranquille, nous vous sauverons.
Il sort en toute hdte , et laisse Sirven surpris de sa vivacité.