SCÈNE II
Maintes fois il me déclara, »
De façon abondante et claire, Ce qu'en notre temps on voit faire.
Souvent il m'en est souvenu.
Aussi, lors, il étoit tenu Un des bons,
LE DRAPIER
Seyez-vous, beau sire.
Il est bien temps de vous le dire, Mais je suis ainsi gracieux.
Je suis bien. — La bouche, les yeux...
LE DRAPIER
Seyez...
Soit ! le nez, les oreilles Ressemblent, que ce sont merveilles, A votre père, tout craché, Et même le menton fouché.
Oui, vous, c'est lui sans différence.
Et la belle tante Laurence?
Morte?
Le Drappier.
Nenny dea.
Pathelin.
Que la vy-je belle.
Et grande, et droicte, et gracieuse !
Par la M ère -Dieu précieuse.
Vous luy ressemblez de corsaige, Comme qui vous eustfait de naige.
En ce pays n'a, ce me semble.
Lignage qui mieulx se ressemble...
Quel vaillant bachelier c^estoit.
Le bon preud' homme! et siprestoit Ses denrées à qui les vouloit.
Dieu lui pardoint! Il me souloit Tousjours de si très^bon cueur rire !
Fleust à Jésus 'Christ, que le pire De ce monde luy ressemblast !
On ne îollistpas, ne n'emblast Uung à P autre, comme l'en faicî !
Que ce drap icy est bien faict!
Qu^est'il souef, doulx, ettraictis!
Le Drappier.
Je Vayfalct faire toutfaictis Ainsi des laines de mes bestes.