‹ La farce de maître Pathelin: mise en trois actes, avec traduction en vers modernes vis-à-vis duChapitre 16 sur 81 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Maintes fois il me déclara, »

De façon abondante et claire, Ce qu'en notre temps on voit faire.

Souvent il m'en est souvenu.

Aussi, lors, il étoit tenu Un des bons,

LE DRAPIER

Seyez-vous, beau sire.

Il est bien temps de vous le dire, Mais je suis ainsi gracieux.

Je suis bien. — La bouche, les yeux...

LE DRAPIER

Seyez...

Soit ! le nez, les oreilles Ressemblent, que ce sont merveilles, A votre père, tout craché, Et même le menton fouché.

Oui, vous, c'est lui sans différence.

Et la belle tante Laurence?

Morte?

Le Drappier.

Nenny dea.

Pathelin.

Que la vy-je belle.

Et grande, et droicte, et gracieuse !

Par la M ère -Dieu précieuse.

Vous luy ressemblez de corsaige, Comme qui vous eustfait de naige.

En ce pays n'a, ce me semble.

Lignage qui mieulx se ressemble...

Quel vaillant bachelier c^estoit.

Le bon preud' homme! et siprestoit Ses denrées à qui les vouloit.

Dieu lui pardoint! Il me souloit Tousjours de si très^bon cueur rire !

Fleust à Jésus 'Christ, que le pire De ce monde luy ressemblast !

On ne îollistpas, ne n'emblast Uung à P autre, comme l'en faicî !

Que ce drap icy est bien faict!

Qu^est'il souef, doulx, ettraictis!

Le Drappier.

Je Vayfalct faire toutfaictis Ainsi des laines de mes bestes.

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