‹ La farce de maître Pathelin: mise en trois actes, avec traduction en vers modernes vis-à-vis duChapitre 39 sur 81 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Ha! que Ton ferait bien de pendre, Messire, quiconque a menti.

Pauvre cher homme, il n'est sorti Du lit depuis onze semaines, Et vous chantez ces turlutaines A cette heure 1 en est-ce raison ?

Vous viderez de ma maison, Par la mordieu ! car je me lasse.

LE DRAPIER

Vous demandiez que je parlasse Si bas, et vous criez !

GUILLEMETTE

C^est vous.

Ici vos propos ne sont tous Que noises!

LE DRAPIER

Bref, que Ton me baille Mon argent, et que je m'en aille.

GUILLEMETTE

Chut ! jamais vous ne vous tairez ?

LE DRAPIER

Mais vous-même l'éveillerez,

Car vous criez plus haut que quatre.

Par le sang bieu I que je ne fais.

Je vous requier qu'on me délivre^

Guillemette.

Et qu'est cecyl Estes-yous yvre, Ou hors de sens^ Dieu nostrepere!

Le Drappier.

Yvre! Maugré en ait sainct Père!

Voicy une belle demande!

Helas! plus bas!

Le Drappier.

Je vous demande Pour six aulneSy bon gré saint George, De drapj dame...

Guillemette.

On le vous forge !

Et à qui FaveZ'Vous baillé i

Le Drappier.

A luj-mesme.

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