SCÈNE III. 8i
Frottez mes pieds, serrez derrière.
A boire! apportez^moy l'aiguière.
Je l'entends.
GUILLEMgTTE.
Oui.
Viens me couvrir, Viens çà. Qui t'a prié d'ouvrir Cette fenêtre toute grande ?
En avais-tu besoin, truande ?
Otez ces gens noirs : Mamara, Carimariy carimara.
Amène-les-moi, vite, amène, ,
Va.
GUILLEMETTE
Mal prend à qui se démène Ainsi. Seriez- vous hors de sens ?
Tu ne sais pas ce que je sens.
Vois-tu ce moine noir qui vole ?
Prends- le vite, et lui mets l'étole.
Au chat ! au chat 1
Guillemette.
Et qu'est cecy^ N'a' vous pas honte ?
Etf par Dieu ! c'est trop remué.
Ces physiciens mf>nt tué
De ces brouillizqu'ilz m'ont fait boire :
t:t toutesfois les faut- il croire,
îlz en oeuvrent comme de cire.
Guillemette.
Helasl venez- le voir y beau sire :
Il est si très-mal patient.
Le Drappier.
Est'il malade, à bon escient, Puis orains qu'il vint de la foire i
Guillemette.
De la foire ^
Le Drappier.
Par sainct Jehan, voire f Je cuide qu'il y a esté.
Du drap que je vous ay preste, H m'en fault l'argent, maistre Pierre t