SCÈNE V
Je ris i Comme il ét^it ardent A demander...
Il peut entendre.
Paix, rieuse! Il nous faudrait prendre La fuite : il est rébarbatif Plus que pas un.
LE DRAPIEK.
Ce plumitif, A trois leçons et triple psaume , Il a voulu moquer Guillaume ; Il est à pendre, vertu Dieu!
Il a pris mon drap à son jeu,
Il va frapper à la porte de Pathelin.
Êtes* vous cachée ou perdue?
Holà!
GUILLEMETTE
M'auraît-il entendue?
Il me paraît bien endéver.
PATHELIM,
Je ferai semblant de rêver.
Allez !
Gtiillémette; ouvrant 'au dràppier.
' Ctffiimtaf^ vous criâTi'I
l^ Pr^pi^r.
Bon gré enayt Die{i / Vous ri^zt ^ , ., Çà, mon argent!
Guillemeite.
Saincte Marie !
De quéy adàtt^veus qui Je rie ?
// n'a$i'dûlinte'4n lafes4e^!
Il s'en va : mcqaes^iei^etnpeste N'ouystes^ neii4^fmnàisiet>''' r • . ^ // est encore m rêverie f -i ri ^ • ' // resver^.il tbatae^ ttfviis'^atrDuiiii Tant de langaigts, etbivrboïdUe, Il ne vivrapaséstnye heure. ^ • Par ceste ame! je ris et pleure > Ensemble,
Le Drappier.
Je ne sçay quel rire, Ne qutl pleurer, A hrief vous dire^
Il faut que je soye payé,
Guillemetle.
De quoy ? Estes-vous desvoyé ?
Reconrnencez-^jnmS' vostn venei -
if
Est-ce ainsi fl$rer.>Hanxrie ?
LE-DRAPlEk;
Et vous? est-(fe ainsi que 1 oh rie?
Mon argent! • .- '
GUILLEMETTE
Qu!avezrvausdil |࣠Rire! quand pauvre. homme il s'en va.
La frenaiste est dans sa tête ; On n'a pas vu teUe lem^îêtei - ^ Il rêve et chante desfetrs» > .
En langages qu'on' n'eoiend pas.
Il ne vivra plus demie heure.
Quand il parte, je ris etspleure ^ Ensemble. »
LE DRAPIER
Allez! rire ou pleurer, Tout cela n'est que pour leurrer ; Mais c'est vainement qu'on l'essaye .
Avec moi. Çà, bref, qu'on me paye!
GUILLEMETTE
Quoi ! recommences^oos xncor?
|.jr< '
Lé Drappier.
Je n'ay point apprins qu'on me serve De tels mots en mon drap vendant.
Me voulez vous faire entendant De vessies que sont lanternes ? '
Pathelin.
Sus tost! la roynddes guiterniesl A coup, qu'eu' me soit approuckée!...
Je sçay bien qu'elle est aceoifchée De vingt et quatre guiterneaux, Enfans de l'abbé d'Ivemeaax.
Il mefault estre son comptre.
Guillèmette.
Helas! pensez à Dieu le père.
Mon amy, non pas à guiternes.
Le Drappier.
Ha / quels bailleurs de balivernes Sont'ce cy h.. Or tost, que je soye Payéy en or ou en monnoye, De mon drap que vous avez prins !
Guillèmette.
Héy dea, se vous avn mesprins Une foysy ne souffit-il myt i ' '
SCÈN'E V, 10?
LE DRAPIER.-
Mon drap se paye en écus d'or^ Sachez-ie, non en facéties.
Je ne prendrai plus des vessies Pour des lanternes....
Eh ! voilà !
Des lanternes! Leur reine est là.
Vite, qu^le soit approchée.
Je sais bien qu'elle est accouchée De vingt et quatre lantemeaux, Enfans de Pabbé d'fvemaux.
Il me faut être soti compère.
GUILLEMETTE
Hélas ! songez à Dieu lepère^ Non aux internes.
LE DRAPIER
Qu'est-ce ici?
Pour vos balivernes merd î Or tôt, payez*mOi d'autre sorte, En or ou monnaie, îl n'importe ; Mais de mon' drap je veux le prix.
GUILLEMBTTB.
Déjà vous vous êtes méprisi N'est-ce pas assez ?
Le Drappier.
SçaveZ'Vous qu^il esi^ belle amye^ M'aist DieUy je ne sçay quel mesprendre!. . . Mais, qvLoy! il convient rendre ou pendre.
Quel tort vous fais je ^ se je vien Céans pour demander le mien f Quel? Bon gré sainct Pierre de Romme!
Guillemette.
Helas ! tant îormentez cest homme !
Je voy bien, à votre visaige, Certes^ que vous n'estes pas saige.,.
Par ceste pécheresse lasse.
Si j'eusse ayde,je vous lyasse î Vous estes trestout forcené.
Helas I j'enraige que je n'ay Mon argent !
Guillemette.
Ha ! quel niceté !
SeigneZ'VOus. Benedicite!
Faites le signe de la croix.
Le Drappier.
Or, regnie-je bieu se j'accrois.
De P année, drap!.,. Hen! quel malade!