SCÈNE iV- \â'i
Répondre aux faits, que .l'an propos^y , - S'il n'a du conseiU Or il a'ose, Ou ne sait pas en demanderé Vous plairait-il me comraandeir . , Que je sois à lui? je.m'y, donne.
LE JUGE
Conseil à si pauvre. personne !
Maigres profits..
Je n^en veux pas Non plus : débrouiller ces débats, Savoir ce que me voudra dire Ce pauvret, voir s'il peut m'instruire Pour répondre aux faits jusqu'au bout, Voilà tout ce que je veux,aoat« J'en aurais l'âme repentie, S'il restait contre sa partie > Sans aucun secoure; ce serait > t Pitié vraimentî — . Ça, qui pourrait, Tant cette cause est embourbée, Prouver?... Entends et réponds.
LE BERCER
Bée!
PJJtBÛUH.
Camtfiet]Et^^e)(f)^ds-tu dit? Oui da!
Partè''sàincfS'ang^mkutfft^ab^' '>• >.
Le Ôèi^le?,-
Bétl
Pkhéïih/'
Cest pbitndh JYoïiffit : èrii^'às-y, ' ' Le Bergier.
Pathelin,
Et dy : OuyôuNenny, Cest bienfaict, Dy tousjours. Feras ^
Le Bergier.
Bée!
Pathelin.
Plus haut! Ou ta tUn troiiyeras .
Engrans dépens^ ou je nCendoubte,
Le Beijçier.
Bée!
PatlrtlKh. '
Or êisf plus fol cil qui boute TelfolnàureienprotM ' '•*" Ha!sire,renv(^ez-Pm^^es ' ; -^ Brebis. Il est foi dfnaiàpé.' - '-'^^
soÈjNa&Ti)Vw yH
Quel B^rfjQjiaiAdaft^icHïî^gtl^iWfctCftlà^ ^ Es-tu fol? Diçrmp^t^R^a&îrïA i / : - \
Bée !
. Çpt^ndM^^jtç^ bçe()is ^l;)rpre.? j C'est po^r ton, pro^f, ,noo le "^151^^ .
LE BERGER
Bée! ^- -
Un mot ! Dis : « oui, non . » [Bas») C'est bien , Va.
LE BERGER
Béel •'jji^rjd 'jj
PATHELiN, de même.
fjf [gf^n Cl
Un peu plus hauti (Haut.) N'oublie Qu'il t'en MîWi^âît?- ^'^ ^^^ '^^^ï^' ^^^ '' ,
LE BERGER
A qui met tels fous jQi^ prOcislr \ >> . \ Sire, qu'on tea:enyQfeà.*«^uM ,jVu '.uH Brebis! Il est.feliïte^iUtiiw.U'b W .^'»<h^^
f6» miZAîQ}'.
Le Drâppieit,
Est'il foli'SulmSan^r^M^Sstme!
Il est plus saige que vous n^estesi* -
Pathèïin.
Envoyez-le ^àrâer ses bestes, Sans jour que jamais ne retourne.
Que'inaudifiaif'il qui 'adjourne Tels folZy que 'né fauttaijourner !
Le* Drappîer;
Et l'en fera-Ven'fmurher Avant que je puisse ^sfre ôuyl
Pathelin.
M^aistVie^i Puis qu'il est fol, ouy, Pourquoy ne fera i
, Le Draper.
Hédea,sire, Au moins, laissez-moy avAHt dire Et faire mes conclusioas.
Ce ne sont pas abusions ,
Que je vous dy, ne mocqueries!
Le Juge.
Ce som,mUs inibipmlMiità'p •-
Fol ! Ilest plus sage^ j'en jure, ^ * Que vousi .
Faitç&-le retourner A ses bêtes, sans l'ajourner Plus. Ah ! je l'ai dit : Dieu maudisse Qui met de tels fous en justice !
LE DRAPIER
Il s'en retournerait là-bas Sans qu'on m'entende !
Pourquoi pas?
Puisqu'il est fol.
LE DRAPIER
Au moins^ messire, Auparavant laissez-moi dire.
Et taire ma conclusion.
Ce n'est point baliverne.
LE JUGE
Non,
Mais c'est un fâcheux tribotiliagei
ijo ACT^ UI.
Que ie plaider à folz ne à folles /, ,.
Escouîez^ à moins de paroljes, ^ , .^ La Cfi^r/ n'en seu plusjenue.
Le Drappier.
S'en iront'ilz, sans retenue
De plus revenir ! ' *'^ '
Le Juge.
Et quoy doncques ?
Revenir^. Vous ne veistes oncques Plusfoly ne enfaict, ne en response :
Et cil ne vauttpas miealx utîe once.
Tous deux sont f oh et' sans cervelle :
Par saindè Marie la belle t ' Eux deux n'en ont pas un qïïàrat, '
Le Drappier. ;
Vous l'emportastes, par barat, Mon drap, sans paye, maistre Pierre !
Par h chair iieuy m par sainçi^Pitrrc !
Ce^mJ^it pas faict de preu£hmnme.
Pàthehn.
Or, je regny sfiittCt Pierre de Romme, S'il n'est fir\ fol, ou il af folle!