‹ La farce de maître Pathelin publiée avec notice, notes et variantesChapitre 11 sur 23 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

de la farce de PATHELIN, que nous persistons à lui attribuer.

Quant à Antoine de La Sale, c’est le rédacteur

ou l’acteur de ce chef-d'œuvre de joyeuseté gauloise qu’on nomme les CENT NOUVELLES NOUVELLES, recueil de cent chapitres ou histoires, ou, pour mieulx dire, nouveaulx comptes à plaisance, racontés en 1456 au château de Genappe par le Dauphin Louis, qui fut depuis Louis XI, par le comte de Charolais, qui fut depuis Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et par les gentilshommes de ces deux princes. C’était une tâche difficile que de se faire le secrétaire de cette belle assemblée où l’on narraït tant de bons contes. Antoine de La Sale s’acquitta de cette tâche avec infiniment de ‘bonheur et de talent. Son livre fut pendant longtemps le bréviaire égrillard des gens de cour. Cet Antoine de La Sale, qui devint, peut-être à cause de ces plaisants livres, gouverneur des fils du roi René d'Anjou, écrivit d’autres ouvrages de genre différent. Le plus connu est l'Histoire er PLAISANTE CHRONIQUE DU PETIT JEHAN DE SAINTRÉ ET DE LA DAME DES BELLES-COUSINES; le plus remarquable est celui qui a pour titre les QUINZE JOYES DU MARIAGE.

Génin a voulu augmenter le bagage littéraire d'Antoine de La Sale en y ajoutant la farce de PATHELIN, que le spirituel acteur des CENT

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