‹ La farce de maître Pathelin publiée avec notice, notes et variantesChapitre 17 sur 23 · PRÉFACE. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIX

Dans le même recueil de proverbes rimés, il emploie encore proverbialement le mot pathelin, qui reparaît ensuite avec la même acception dans une multitude de livres en vers et en prose :

Tel sait bien faire une maison, Qui ne sçauroit faire un moulin; Tel a l’argent par beau blason, Qui n’entend pas son Pathelin.

Enfin, Charles Bourdigné, dans la ballade qui précède la LÉGENDE DE MAISTRE PIERRE FAIFEU, publiée en 1526, parle de la farce de PATHELIN comme d’un de ces ouvrages populaires qu’on était las de lire et d'entendre citer partout :

De Pathelin n’oyez plus les cantiques,

De Jehan de Meung la grant jolyveté,

Ne de Villon les subtiles trafficques,

Car, pour tout vray, ils n’ont que nacqueté.

En effet, depuis longtemps la farce de PATHELIN, répandue de tous côtés par de nombreuses réimpressions successives, avait passé à l’étranger et était devenue aussi populaire en Allemagne qu’en France. Le savant professeur Reuchlin, qui avait eu sans doute occasion de la voir représenter lorsqu'il suivait les cours de l’Université d'Orléans, la paraphrasa en vers latins, et fit jouer par ses élèves, en 1497, cette mauvaise imitation de la

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