‹ La farce de maître Pathelin publiée avec notice, notes et variantesChapitre 18 sur 23 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

pièce française (SCENICA PROGYMNASMATA) à Heidelberg, devant l’évêque de Worms, qui distribua des bagues et des pièces d’or aux jeunes acteurs. La paraphrase latine de Reuchlin eut les honneurs de plusieurs éditions, et elle encouragea sans doute un Français, Alexandre Connibert, à entreprendre une traduction latine, plus littérale, de la fameuse farce qu’on mettait dès lors au niveau des comédies de Plaute et de Térence. L'ouvrage de Connibert, intitulé PATHELINUS ALIAS VETERATOR, NOVA COMŒDIA, fut imprimé à Paris, chez Guillaume Eustache, en 1512.

Les manuscrits de la farce de PATHELIN sont rares, parce que la première édition est presque contemporaine de la composition de cette farce. On en cite seulement trois ou quatre : l’un provenant de la collection du duc de La Vallière et conservé aujourd’hui à la Bibliothèque nationale, serait, suivant Génin, « l’œuvre tronquée et rajeunie en beaucoup de lieux d’une main du XVI° siècle ignorante et précipitée ». Le second manuscrit, conservé également à la Bibliothèque nationale, appartenait au savant Émery Bigot : il paraît être d'une date plus ancienne et présente un texte plus authentique, dans lequel le propriétaire du manuscrit a introduit de bonnes corrections. Enfin, le manuscrit, malheureusement incomplet, qui faisait partie de la bibliothèque de Soleinne, a passé

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