‹ La farce de maître Pathelin publiée avec notice, notes et variantesChapitre 20 sur 23 · XXI, PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXI, PRÉFACE

ment, en mutilant,et en gätant nos vieur auteurs pour les rendre pds intelligibles. Le XVIE siècle ne compte que deux de ces éditions à la moderne; il y a deux éditions aussi dans le XVIIIe siècle, mais du moins on yÿ a respecté le texte original, qui, après un siècle d'intervalle, reparaïit de nos jours, en 1853, par les soins de M. Geoffroy-Château, et, en 1854, dans la grande édition publiée avec tant de fracas par Génin. C’est à la comédie de l’AVOCAT PATHELIN, par Brueys, qu’il faut attribuer l'espèce d’abandon, sinon le dédain, dans lequel était tombée la farce originale, que Molière et La Fontaine avaient pourtant recommandée à leurs contemporains : on se contentait de la comédie de Brueys, qui était restée au répertoire du Théâtre-Français et qui revenait souvent divertir le parterre; mais l’édition publiée par le libraire Coustelier, en 1723, remit en honneur ce précieux monument de notre ancien théâtre, et prouva combien Brueys avait défiguré la vieille farce de PATHELIN, qui est encore aujourd’hui, quoique âgée de quatre cents ans, un chef-d'œuvre d'esprit, de malice, de comique et de naïveté.

P. L. Jacos, Bibliophile.

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