‹ La farce de maître Pathelin publiée avec notice, notes et variantesChapitre 7 sur 23 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

le grand et le petit TESTAMENT DE ViLLON. Néanmoins, si Villon avait été l’auteur de MAISTRE PIERRE PATHELIN ou du TESTAMENT DE PATHELIN, ses éditeurs, ses amis surtout, entre autres Jean de Calais, qui a le premier recueilli les vers du poëte dans le JARDIN DE PLAISANCE, n’eussent pas manqué d’ajouter l’une ou l’autre farce aux œuvres, si goûtées alors, de cet autre maïtre fourbe. Villon était, dit-on, un sobriquet donné à François Corbueil, en témoignage de ses villonneries ou larcins ; le nom de Pathelin devint aussi le synonyme de trompeur et de finasseur.

Il est possible qu’un avocat du nom de Paihelin ait vécu au milieu du XV® siècle, et que la notoriété de ses tromperies se trouve constatée par la farce qu’il aurait, dit-on, écrite et jouée luimême dans une de ces troupes de comédiens qui follioient et folâtroient, suivant l'expression technique, sous la protection de la Bazoche; mais cette conjecture ne s’appuie sur aucun fait, et il faut la reléguer, comme tant d’autres, dans les espaces imaginaires de l'hypothèse.

Pierre Blanchet, au contraire, est à peu près en possession légitime de l'honneur qui doit revenir à l’auteur de la farce de PATHELIN. Il est désigné comme l’auteur, sans conteste, de cette farce, dans une foule de livres imprimés depuis plus d’un siècle. Nous aurions un remords de con-

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