‹ La farce de Patelin et ses imitationsChapitre 25 sur 81 · Stro muss ich in mein stiffel schoppen · texte numérisé non relu

Stro muss ich in mein stiffel schoppen

— Allusion probable au dicton populaire « avoir du foin dans ses bottes » pour « être dans l'aisance » : Henno en est réduit à la paillel [Note du Traducteur].

3. Barumb so richt es fleissig auss ; Oder komb mir nit in das hauss.

La scène suivante, entre Eisa et Greta, n'offre rien de remarquable. Greta conseille à la première de consulter Alcabicius pour un schelling, et elle y consent avec joie :

Voisine, cela me plaît : ce « schelling » nie sera plus utile, yne vaudra plus que le péage du Rhin *.

Toutes deux se rendent alors chez l'astrologue. Lorsque celui-ci demande à la paysanne à quelle époque le vol a été commis, elle avoue son ignorance, en la rejetant sur ce que le sacristain ne met pas exactement Thorloge à Theure ; mais elle allègue au même moment une raison vraisemblable de cette négligence :

En vérité, je ne puis le savoir, parce que notre sacristain la règle inexactement. C'est d'après ce qu'il hoit qu'il règle l'horloge, et nous nous réglons uniquement sur le soleil ^.

1. nachhewrin, dasist mir lieh, Der schilUnger wird nûtzer sein Und besser, dann derzoll am Rhein,

— Cf. Henno (A. I, se. n) : « sou plus productif qu'une pièce-

d'or !»

solidum feliciorem cxsare !

[Note du Traducteur].

2. Fûrwar, daskannich wissen nicht, Weil unser messner ungleich richt, Nach dem er trinkt, richt er die uhr, Wir richten uns nach der Sonne nur.

— Cf. Henno (A. III, se. i) : « Ma foi, je ne peux pas m'en sou- « venir ; et d'ailleurs notre sacristain ne sait pas bien régler « l'horloge. »

Ecastor haud meminisse posswn, horologiumque jEdituus ille noster indocte régit.

[Note du Traducteur].

La hideuse âpreté au gain d*Alcabicius se caractérise ici très clairement par la satisfaction maligne avec laquelle il se réjouit d'avoir gagné si facilement son « schelling » :

Allons, c'est toujours un « scfielling » de gagné à la course * /

Dans la scène suivante, Hans Sachs a su, en entremêlant quelques vers, amener un trait comique : quand Eisa lance incidemment le mot de voleur, en passant un peu brusquement sans doute d'une idée à une autre, Henno et Dromo en même temps se sentent attaqués, et tous deux se défendent contre un pareil soupçon :

Elsa, la paysanne, dit :

« Dromo verrait à contre- cœur (s.-e. Abra aller chez Danista comme servante), parce qu'ils s'aiment. Maintenant le voleur me vient à Ves^ prit, »

Henno, le paysan, dit :

« Quel est ce voleur dont tu parles ? »

Elsa, la paysanne, dit :

« TaiS'toi ! tu n'as aucun honneur à retirer de cette recherche. »

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