Wagner, V, i : Drumb gib mirs geld du loser nian
Heti dich vor redlicher geacht Als ich deine sache gut niacht Du werst sonst wol long am prangen Oder sonst wol gar gehangen.
LuzemerSpielyy.Sib-SkSiDer tûffel hetmich mitdir beschissen
und soit chs vorhin si j lien wissen, ich wet im anders han geihon, aiso werist nit dar von kon.
Sw
réserves que le poète du Jeu montre une indépendance d'esprit remarquable, qu'il ne traduit jamais, mais qu'il s'assimile le fond des pensées de son modèle pour les remettre ensuite en lumière, sous une forme neuve et libre. Cette indépendance d'esprit s'applique encore, à la fin, au choix de l'expression par laquelle le valet l'emporte sur les juges et sur son avocat. Le « ble » de son original était inintelligible pour lui, puisque Dromo et Rompelt ne sont plus des bergers et qu'en conséquence la raison d'être intrinsèque de cette expression disparaissait. Mais^ qu'est-ce que le « weiw » substitué au « ble » du valet d'écurie? Nous nous souvenons que, dans l'anecdote mentionnée dans notre introduction, anecdote qui, dans la littérature italienne, rappelle la Farce de Patelm, il était prescrit au berger de siffler à toutes les questions qu'on lui adresserait. Le « weiw » ne pourrait-il pas être le sifQement de l'italien en son articulé? Incontestablement, ce que Grazzini ordonne à Arzigogolo, c'est sff. Cependant, il est évidemment plus correct, dans une restitution écrite du sifflement, de choisir un mot qui montre, aussi bien au commencement qu'à la fin, un son labial ou dental, comme le moi pftff en a réellement la propriété. Quant à la prépondérance de l'influence italienne dans le langage du poète de Lucerne, son poème même nous en offre des preuves. Il se présente quelquefois (vers 4S7 et 571) la forme allde, qui rappelle d'une manière frappante l'italien a^rfzo ' ;