MoNE, p. 377, fait déjà cette remarque
de même comiin (v. 901), à la place de gemeinde, indique comune. Si Ton tient ce détail en coasi- •dération, ainsi que la grande extension prise en Suisse au xvi« siècle par la langue et la littérature de ritalie, il ne semble pas dès lors impossible que notre poète ait connu Tanecdole italienne. Peut-être a-t-il puisé cette connaissance directement dans Domenichi , dont les Facéties parurent imprimées vers répoque où se place la composition du Jeu de nouvel an^. Un témoignage de la source italienne de répisode en question se trouve encore dans le texte du Jeu. Au dénouement, le fou se moque de l'avocat dupé et ajoute que , qui pis est, il n'ose se plaindre à personne du dommage qu'il subit :
« Ce quHl y a de pis, c'est qu'il te faut souffrir cela sans en rien dire à persomie ^. »
Cette idée ne se trouve ni dans \q Patelin ni dans le Henno, mais elle est incontestablement exprimée dans Grazzini et dans Domenichi :
a La honte me ferme la 'bouche l^ » dit Ser Alesso dans M Arzigogolo (A. V, se. vi^.
« L^ docteur, qui, pour son honneur, ne pou--
« vait plus le citer en justice^ » [Domemghi],
1. Outre l'impression parue en 1584, nous en connaissons encore une de 1538, qui peut-être n'est encore pas la .première.
2. Daz ist bôst, du must im vertragen unddarfst kein tnenschen dar zuo sagen,