Shakespeare dans son Henri F, — [Note du Traducteur
mort, malgré ses tours pendables, Falstaff, qui, en son temps, joua le même rôle que Patelin. Un courant d'indulgence traverse toute la pièce : tous vont au devant de Patelin avec bienveillance et affection, comme pour se montrer reconnaissants des bonnes heures que leur a procurées le héros de la comédie en vogue.
On trouve là quelques rapports avec Tancienne farce. Quand, par exemple, Patelin veut aller à l'audience, Guillemette remarque qu'il a beau s'épuiser en eiforts, il n'a encore pu faire aucune économie :
Votes vous troublez d'advocas-
[ser.
Et ne povez rien amasser, Pour procès qu'à mener avez,
(Ancien) Pathelin : Pour quelque pâme que je mette
A cabosser n'a ramasser, Nous ne povons rien amasser.
A son lit de mort, il confesse au prêtre la fourberie commise au préjudice de Joceaume; mais pardessus tout, ce qu'il ne peut toujours pas surmonter, c'est son dépit d'avoir été berné par le berger :
Messire Jehan : Avez-vous eu rien de Vautruy,
Qu'il vous souviengne .^ . . . .
Pathelin
Messire Jehan Pathelin
Messire Jehan Pathelin
Messire Jehan Pathelin
Messire Jehan Pathelin
. Cest du Drappier, Duquel feus cinq, dis-je, six aulnes De drap, que en beaulx escics
\J aulnes Luy promis et devoye payer Dicontinent, sans délayer, Ainsy fut-il de moy content.
Mai^je le trompay faulcement.
Car oncques il n'en receut croix.
Ne ne fera jamais
: Et du Bergier?,,,
: Parler n'en ose,
: Pourquoy cela ?
: Pour mon honneur,
: Et hardyme7it ?
: Mon deshonneur
Si y perdroit à toujours-mais.
: Et comme quoy ?
' Pour ce qu'en Bée
Il me paya subtilement.