‹ La farce de Patelin et ses imitationsChapitre 42 sur 81 · Shakespeare dans son Henri F, — [Note du Traducteur · texte numérisé non relu

Shakespeare dans son Henri F, — [Note du Traducteur

mort, malgré ses tours pendables, Falstaff, qui, en son temps, joua le même rôle que Patelin. Un courant d'indulgence traverse toute la pièce : tous vont au devant de Patelin avec bienveillance et affection, comme pour se montrer reconnaissants des bonnes heures que leur a procurées le héros de la comédie en vogue.

On trouve là quelques rapports avec Tancienne farce. Quand, par exemple, Patelin veut aller à l'audience, Guillemette remarque qu'il a beau s'épuiser en eiforts, il n'a encore pu faire aucune économie :

Votes vous troublez d'advocas-

[ser.

Et ne povez rien amasser, Pour procès qu'à mener avez,

(Ancien) Pathelin : Pour quelque pâme que je mette

A cabosser n'a ramasser, Nous ne povons rien amasser.

A son lit de mort, il confesse au prêtre la fourberie commise au préjudice de Joceaume; mais pardessus tout, ce qu'il ne peut toujours pas surmonter, c'est son dépit d'avoir été berné par le berger :

Messire Jehan : Avez-vous eu rien de Vautruy,

Qu'il vous souviengne .^ . . . .

Pathelin

Messire Jehan Pathelin

Messire Jehan Pathelin

Messire Jehan Pathelin

Messire Jehan Pathelin

. Cest du Drappier, Duquel feus cinq, dis-je, six aulnes De drap, que en beaulx escics

\J aulnes Luy promis et devoye payer Dicontinent, sans délayer, Ainsy fut-il de moy content.

Mai^je le trompay faulcement.

Car oncques il n'en receut croix.

Ne ne fera jamais

: Et du Bergier?,,,

: Parler n'en ose,

: Pourquoy cela ?

: Pour mon honneur,

: Et hardyme7it ?

: Mon deshonneur

Si y perdroit à toujours-mais.

: Et comme quoy ?

' Pour ce qu'en Bée

Il me paya subtilement.

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