‹ La farce de Patelin et ses imitationsChapitre 46 sur 81 · II. — Extrait de Hemi Kurz · texte numérisé non relu

II. — Extrait de Hemi Kurz

(Histoire de la Littérature allemande j t. I, p. 715 b,)

[RÉSUMÉ PRÉLIMINAIRE. — La savante religieuse Rosvi- THA ou plus exactement Hrosvitha, qui florissait vers 970, fit représenter des imitations libres de Térence. Ces compositions dramatiques ne durent pas être isolées, mais rien d'autres auteurs ne nous est parvenu. Du x^ au xv« siècle^ nulle trace du drame antique en Allemagne. Au xv« siècle^ traductions raides et lourdes de comédies latines, sans influence sur le goût national : l'heureux effet ne se produit qu'au XVI» siècle. Hans Nydhardt^ avait le premier traduit V Eunuque de Térence (Ulm, 1486), et un inconnu, Térence tout entier (Strasbourg, 1499) : Albbrt de Eyb donna les Ménechmes et les Bacchides de Plante (1511). Dès 1497, 1& Henno de Rbuchlin avait été représenté.]

[Note du Traducteur.]

1. Cf. aussi Gervinus, Histoire de la Poésie allem,ande, t. 11^ p. 345. [Note du Traducteur.]

Une intelligence plus profonde des poètes anciens se montrait dans les imitations de ces comédies mêmes en langue latine. Il faut citer ici au premier rang une pièce de l'excellent Reuchlin. Elle traitait dans la forme et avec la régularité classiques un sujet moderne et national, qui fat plus tard traduit en ailemandpar Hans Sachs. C'était alors la coutume de faire représenter dans les écoles et dans les universités des cc«nédies latines pour exercer les élèves à parler latin. Ces comédies latines contribuèrent évidemment beaucoup à vulgariser la connaissance intime du drame antique, et par là, précisément, elles eurent tout au moins une influence éloignée sur le développement ultérieur de la comédie allemande.

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