‹ La farce de Patelin et ses imitationsChapitre 53 sur 81 · Perpere est eitnduin istuc mihi · texte numérisé non relu

Perpere est eitnduin istuc mihi

[A. V, se. i], . 3. Eamus hue : Judex tribunal occupât,

[A. IV, se. i].

rien de plus facile d'ailleurs, puisqu'à la date de 1490 il en avait déjà paru en France cinq éditions (cf. Jacob, p. 17).

Un fait également d'accord avec cette opinion, c'est que Reuchlin conserva sa pièce en portefeuille assez longtemps. En effet, pour la reprétentation qui eut lieu devant le prince Dalberg, c'est Sergitcs qui avait d'abord été fixé. Sur l'avis de ses amis, Reuchlin y renonça et, au bout de quelques jours, apporta le Henno, qu'il n'avait probablement plus qu'à retoucher : « A Worms », dit Niceron [op. cit., p. 122), « il composa... [la comédie de] Sergius; « mais son ami fut d'avis qu'il la supprimât et qu'il « lui en substituât une autre. »

Dans quelques éditions, la musique est imprimée avec les chœurs. On serait même assez en droit d'en attribuer la composition à Reuchlin, puisqu'il était bon musicien : « Reuchlin », dit encore Niceron i^Md.), « fit dans la musique un si grand progrès, « qu'on lui donna une place parmi les enfants de la « musique de la cour de Bade. » Mais par contre^ D. H. Hegewisch [op. cit., p. 193), écrit : « Dans la « pièce latine de Reuchlin, chaque acte se termine « par un chœur... Le compositeur s'appelait Daniel Megel*. »

1. Le procès-verbal ou compte rendu de la première repré-r sentation de la pièce (1497), qui se trouve dans Gottschei> (NÔthig. Torr., II, p. 163) tel qu'il fut imprimé en 1498, porte textuellement : Modos fecit Daniel Megel. Cela doit trancher la question. [Note du Traducteur.]

Page 1