II. — La Comédie de Hans Sachs
Hans Sachs, au sujet de l'origine de sa pièce, s'est contenté d'en signaler l'auteur primitif : il en résulte \i présomption qu'ilTaurait traduite du latin même. [Toutefois] Gottsched [Nôthig, Vor., I, p. 61) dit aussi : « Si Hans Sachs a connu le latin, je « l'ignore. Peut-être s'est-il fait faire d'abord une r traduction en prose, qu'il aura ensuite mise en « vers. » Et Ranisch [H. Sachs, p. 133 et 134) : a Son ignorance en cette langue se trahit par maintes « fautes contre la grammaire et contre l'orthoa graphe. Il s'en tenait aux traductions et aux autres a écrits allemands. » De même Nopitsch (Suite au Niirnberger Gelehrt-Lex. [Dictionnaire des Savants, de Nuremberg], VIII, p. 56). — Par contre, Jul. TiTTMANN (op. cit., lutroductiou, p. 35) : « Les Sce-
« nica progyni7i€Lstica [sic] de Reuchlin ont été
a traduits par notre poète (1531) sous le nom du « personnage principal. » Et Gœdeke [Every Mon. Bemulus and Hecasius^, p. 73-76 et 216), dans la
1 . Nons tronvons le Benno [de Haxs Sachs] pour la première fois dans Tédition rédigée par H. Sachs lui-même en 1561 , p. 25. La plus récente édition est comprise dans les Œuvres de Hans Sachs [Hans Sachs* Werke) publiées par le D' Arnold. Berlin (Spemann., vol. II, p. 11-39 [Deutsche National-Litteratur, par J. KiiRSCHNER, 21 vol. H. Sachs* Werke II).
2. M. à m. Cl Chaque homme. Le Trompeur et Chacun » : AI{jlvXoc xat Txacrroç. [Note du Traducteur.]
question de décider si c'est le savant maître d'école nurembergeois Râppolt ou Hâns Sachs qui a fait la traduction originale de ffecasius, qui fut publiée la même année, admet la possibilité que « le riche « Hans Sachs ait pu laisser un maître d'école de « Nuremberg, d'ailleurs inconnu, se faire un nom « avec ses vers. » Une allégation semblable est produite par A. Hagen [Oermania, vol. X, 1864). Grimm [op. cit., p. 133) dit également : « Henno a été tra- « duU en allemand par Hans Sachs. » Comparez KuRZ [I], p. 715 : « Les imitations de Térence...., « plus tard traduites en allemand ^diV Hans Sachs.» Mais, de son propre aveu, Hans Sachs n'était pas fort en latin. Il dit, il est vrai, quelque part * : « Les < œuvres de Dieu sont toutes bonnes pour qui sait « les comprendre. J'ai appris à parler grec et latin « bien comme il faut, avec justesse et pureté^. » Mais dans son poème intitulé : Adieux de l'illustre poète allemand Hans Sachs ', il dit aussi : « Ensuite, « à l'âge de sept ans, je commençai à fréquenter « l'école latine. J'y appris ce qu'on enseigne aux « enfants, la grammmre et la musique^ selon le