‹ La farce de Patelin et ses imitationsChapitre 78 sur 81 · UxoR : I swelt · texte numérisé non relu

UxoR : I swelt

Outt, thefys, fro my vyrongs Ye com to rob us for the nonys.

Outt, thefys, from my harne! neghhym not thore.

A my medylle!

I pray to God so mylde , If ever I you begyld, That I ete this chylde That lyges in this credylle,

(p. 112 et 113)

Cette prière à double entente est digne du calembourg de Patelin (Ed. Jacob, 1859, p. 41) :

II luy faut or? On le luy fourre!

[Note du Traducteur.]

Mais les bergers sont ici, comme le drapier, trop fermement convaincus d'avoir été dupés, pour se laisser aussitôt arrêter dans la poursuite de leur perquisition.

Le second Berger : Je crois que notre mouton est tué. Qu'en x^ensez -vous , vous deux^?

Le Drappier: Par celuy Dieu qui me fist naistre,

fauray mon drap ains que je fine.

Ou mes neuf fran[c\s, (v. 654-656)

Néanmoins, Patelin met enjeu tous les ressorts de sa ruse, afin d'ébranler dans sa conviction le marchand obstiné; il réussit enfin à Témouvoir et l'amène à se retirer tout confus. Gyll sait de même attendrir les bergers : ils ont regret d'avoir si injustement violé le domicile de Mak, et ils veulent maintenant, par une attention amicale pour l'enfant, réparer leur méprise.

Le troisième Berger : Je ne peux pas trouver de viatide, ni dure ni tendre, ni salée ni fraîche; il n'y a que deux plats vides, — Aucwie autre bête, ni apprivoisée ni sauvage, aucune, sur ma part de bonheur l n'avait un air aussi doux.

Le premier Berger : Nous avoyis fait fausse route : je nous crois dupés.

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