LE VIEUX DRAPEAU
Il est caché sous l'humble paille Où je dors pauvre et mutilé, Lui, qui sûr de vaincre, a volé Vingt ans de bataille en bataille I Chargé de lauriers et de fleurs, Il brilla sur l'Europe entière.
Quant secoueral-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs?
Ce drapeau payait à la France Tout le sanjz qu'il nous a coûté ; Sur le sein de la Liberté Nos fils jouaient avec sa lance.
Qu'il prouve encore aux oppresseurs Combien la gloire est roturière.
Quand secouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs?
Las d'errer avec la victoire, Des lois il deviendra l'appui ; Chaque soldat fut, grâce à lui, Citoj^en au bord de la Loire. Seul il peut voiler nos malheurs; Déployons-le sur la frontière.
Quand ?ecouerai-je la poussière Qui ternit ses nobles couleurs?
Que si les tribunaux du 16 Mai allaient encore de l'avant, on pourrait reprendre :