‹ La farce politiqueChapitre 31 sur 58 · PARLEMENTARISME · texte numérisé non relu

PARLEMENTARISME

Au lieu de procéder à grands coups de politique, au lieu de prendre l'idée populaire à l'origine pour la suivre jusqu'à l'incubation actuelle, il faut se résigner à commenter les interruptions d'un député, à critiquer le rhume d'un ministre et à blâmer un conseiller d'État de ce qu'il porte un mouchoir à carreaux. Il faut, en un mot, faire du parlementarisme — avec la haine du parlementarisme.

Soit! les temps sont durs et le pain fait concurrence au diamant... Hier encore, j'ai vu un Brésilien qui portait à sa cravate une épingle en mie de pain!... Puisque l'obéissance est forcée, je m'incline et me déclare décidé à remplacer la plume par un mirliton et les coups de gourdin par des pieds-de-nez.

Qu'est-ce que le parlementarisme?

C'est l'art de perdre du temps, de parler pour ne rien dire, de se remuer sans rien faire.

LA FAKCE l'OLITIOL'E 187

Avec le gouvernement parlementaire, on use deux • >u trois cabinets par an. Le second vaut rarement le premier et le troisième est toujours le plus mauvais.

C'est à ce point que les gens sérieux refusentsouvent d'être ministres.

I>e fait s'est vu à Saint-Domingue.

Il y avait crise ministérielle.

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