‹ La farce politiqueChapitre 35 sur 58 · A LOUER PRÉSENTEMENT · texte numérisé non relu

A LOUER PRÉSENTEMENT

S'adresser au concierge...

Il se présente des locataires peu sérieux et pas du tout d'acquéreurs. Les princes n'offrent pas les garanties suffisantes ; ils n'ont pas de quoi garnir les lieux, et eux-mêmes ont appris, à nos dépens, que le bail de sujets à souverain est toujours résiliable. Il n'y a donc empressement ni d'un côté ni de l'autre, au grand désespoir des dindons littéraires qui ont des plumes à vendre.

Que faire? qui pourrait-on bien flatter? on n'a pas idée d'une pareille époque?

Tandis que les politiques de premier plan répandent des flots d'encre et des avalanches de paroles sur les couleurs qu'il convient d'adopter en cas d'une fusion sans effusion, un mécanicien de la compagnie P. 0. disait simplement, pendant un arrêt de dix minutes :

212 L ESIMUÏ DL' BOULEVARD

— Le drapeau rouge, c'est le drapeau de ceux qui ont bu... le bleu, et mangé... le blanc.

Ce n'est pas seulement l'hypocrisie des bénisseurs de bourreaux qui me révolte, c'est la pensée du mal -qu'ils peuvent faire. On ne se doute pas du nombre <les naïfs que Voltaire nous a laissés.

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