‹ La fatigue et l'entraînement physiqueChapitre 7 sur 40 · LETTRE A M. LE PROFESSEUR BOUCHARD XV · texte numérisé non relu

LETTRE A M. LE PROFESSEUR BOUCHARD XV

seul plan, antéro-postérieur et supportant tout le poids du corps en môme temps que fixant son attitude dans un équilibre d’autant plus stable que les ligaments et les muscles sont plus développés, plus fermes, plus entraînés. Le faîte d’une tour dont la base repose sur un sol mouvant est peu solide, il en est de môme pour l’homme ; l’articulation du bassin ; ici la tôte du fémur est mobile autour d’une infinité d’axes passant par le centre de rotation, sa mobilité sert à maintenir le tronc en équilibre, dans un plan perpendiculaire, en lui permettant les mouvements de flexion et d’extension sur les deux jambes, piliers rendus rigides par l’entraînement des extenseurs et des ligaments articulaires ; 3° le massif articulaire de l’épaule qui est en forme de pince; il prend un point d’appui sur la cage thoracique, dont l’élasticité est la première fonction ; le thorax renferme deux organes élastiques par excellence : le cœur et les poumons, organes qu’il ne faut jamais violenter par l’effort, c’est-à-dire par la transformation de la cage thoracique en manchon à air comprimé pour servir de point d'appui aux deux mors de la pince. L’effort est constant dans la gymnastique française faite surtout de suspension. J’ai réglé les mouvements de ces trois articulations principales selon des plans correspondant à leur jeu et aux actes physiologiques que ce jeu provoque : plastiques, respiratoires, circulatoires. J'ai sérié en même temps ces mouvements d’après les réactions psychiques des sujets que j’ai cru pouvoir diviser en trois classes principales : les Passifs, les Affectifs et les Affirmatifs , c’est-à-dire en sujets ayant la volonté faible ; la volonté tantôt faible, tantôt forte ; la volonté forte. J’ai essayé de créer ainsi une méthode psycho-dynamique.

Mais toutes ces recherches eussent été vaines si

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