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CHAPITRE VII La loi de répuisement

L'^épuisement de notre corps ne croît pas en proportion directe du travail effectif, et nous ne pouvons pas dire que pour des travaux deux ou trois fois plus forts qu'un travail pris pour unité, notre fatigue sera double ou triple.

Le D'' Maggiora, dans une série de recherches faites dans mon laboratoire (1), a démontré qu'un travail effectué par un muscle déjà fatigué agit d'une manière plus nuisible sur ce muscle qu'un travail plus grand accompli dans des conditions normales.

11 opérait de la façon suivante. On établit par une série de recherches préliminaires, avec Tergographe, que deux heures de repos sont nécessaires pour voir disparaître tous les signes de la fatigue dans les muscles fléchisseurs des doigts, et, si Ton demeure pendant ce temps en repos, on constate, dans un tracé pris une heure par exemple après le premier, des différences manifestes.

On peut réduire de moitié le travail et le temps de repos. Supposons que trente contractions suffisent pour épuiser un muscle, si on ne fait que quinze contractions, le temps de repos pour permettre au muscle de se rétablir pourra être diminué non pas de moitié, mais même du

(1) A. Maggiora, les Loisds la fatigue étudiées dans les muscles de V homme. Archives italicniies de Biologie, t. XUI, pp. 187 à 241.

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quart, et il suffira, dans le cas cité, d'une demi-heure. On voit que répuisement musculaire dans les quinze premières contractions est beaucoup plus faible que dans les suivantes et qu'il ne croît pas en proportion du travail effectué. Si l'on calcule le travail produit, en additionnant les hauteurs successives auxquelles le poids a été soulevé, on voit que ce travail est de beaucoup supérieur dans la première moitié de l'expérience comparée à 'a seconde.

En répétant les expériences toute la journée, quijze contractions suivies d'une demi-heure de repos, on obtenait des tracés tous égaux entre eux, la hauteur du poids soulevé restant constante. On voit donc finalement que le travail total produit est beaucoup plus considérable si on n'arrive jamais à l'épuisement.

Tous ceux qui ont fait des ascensions en montagne ont éprouvé cette nécessité de donner un plus grand effort dans les derniers moments pour atteindre le sommet, alors qu'au début il a fallu fournir plus de travail utile.

Notre corps ne peut être assimilé à une locomotive qui brûle une quantité donnée de charbon pour chaque kilogrammètre de travail. Chez nous, quand le corps est fatigué, une faible quantité de travail produit des effets désastreux : j'ai montré déjà, dans le chapitre précédent, qu'il fallait en chercher la cause dans ce fait que le muscle ne consomme pas dans les premières contractions les mêmes substances que lorsqu'il est fatigué; de même, dans un jeûne, nous consommons, le premier jour, des matériaux qui sont totalement différents de ceux que nous empruntons à nos tissus dans les derniers jours de l'inanition.

L'organisme est plus éprouvé par le travail, quand il est déjà fatigué, précisément parce que le muscle qui, dans son activité normale avait déjà dépensé l'énergie ordinairement disponible, se trouve obligé, pour produire un nouveau travail, de faire appel aux forces qu'il tenait en réserve, et le système nerveux doit dans ces conditions entrer en jeu plus activement lui-même. Et, quand ce der-

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nier s'épuise, fatalement le muscle épuisé ne peut plus se contracter que mollement.

Quand nous soulevons un poids, il faut tenir compte de deux facteurs susceptibles de se fatiguer rTun est d'origine centrale, purement nerveux, c'est la volonté; l'autre, périphérique, c'est le travail chimique qui se transforme en travail mécanique dans la fibre musculaire. Kronecker avait déjà montré que c'est l'excitation qui se fatigue essentiellement, et j'ai pu démontrer avec Tergographe que cette loi est aussi vraie chez l'homme que chez la grenouille. Quand l'énergie du muscle est diminuée par l'effet de la fatiguo, le muscle devient très sensible aux variations du travail à accomplir. Avant toute fatigue, l'addition d'un à deux kilogrammes passe inaperçue, quand on soulève une lourde masse; mais il suffit, quand les muscles sont fatigués, d'ajouter un seul kilogramme à la môme masse, pour que nous ne puissions plus la soulever qu'avec peine.

En étudiant les différentes manifestations de la fatigue, deux phénomènes surtout frappent notre attention : le premier est la diminution de la force musculaire, le second est la sensation interne de la fatigue. Nous avons donc un fait physique que nous pouvons mesurer et comparer, et un fait psychique qui échappe aux mesures.

Delbœuf, qui a bien étudié l'ensemble des sensations, écrit (1) :

«L'intensité delà sensation ne dépend pas uniquement de l'intensité de la cause excitante, mais encore de la masse de la sensibilité, ou de la force que les organes intéressés possèdent à ce moment. »

U existe deux conditions physiologiques qui nous ren-

(1) J,J)e\b:B\itj Éléments de Psyehophysique, ?. 41, Paris, Alcan.

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dent insensibles à la fatigue : Thabitude, et la diminution de Texcitabilité qui va en augmentant graduellement avec Tépuisement, la lassitude. L'œil qui fixe une lumière perçoit tout d'abord Texcitant lumineux dans toute son intensité, puis peu à peu cette sensibilité semousse; il en est de même pour le muscle. Mais il est difficile de déterminer la loi qui régit ces phénomènes et qui est probablement identique pour le cerveau et pour le muscle. J'ai cherché à réunir sous le nom de «loi de rôpuisemcntwle résultat de toutes les observations qui j'ai réunies à ce sujet.

Un employé des postes me racontait que, le matin, il reconnaissait facilement si une lettre dépassait ou non le poids de quinze grammes, à un demi-gramme près, mais que le soir, il avait per4u cette sûreté de main.

Delbœuf dit que la formule de l'épuisement est rétive à Texpérimentation ; il existe en elfet de nombreux facteurs qui viennent compli(iuer cette étude, mais une analyse permet néanmoins de poser quelques jalons.

L'ouvrier qui persiste à travailler quand il est fatigué, ne produit plus qu'un faible effet utile, au dépens de son organisme, et il faut dans ce cas espacer les périodes de repos, pour permettre la restauration des forces. Il suffit de se rappeler avec quel effort nerveux, à la suite d'une marche fatigante, nous soulevons le pied.

La mortalité des enfants pauvres est plus grande que celle des enfants des classes aisées, et, s'ils résistent, leur croissance est retardée, parce qu'ils subissent les effets de la fatigue dont ont souffert leurs mères pendant leur enfantement. Les recherches de Pagliani (l)sont des plus

(1) L. Pagliani, Sopra alcuni fattori deilo svituppo umano. Atti R.'Academia délie Scienze di Torino, 1876.

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probaiitcs à cet égard et démontrent que, chez ces déshérités, la taille, la force, la capacité vitale, tout est atténué, déprimé.

Nulle part plus qu'en Sicile l'influence de la fatigue^ de l'épuisement, sur le développement des enfants n'est atiBsi sensible. -Faisant partie de la commission de revision dans cette lie, je fus frappé des différences observées chez les jeunes conscrits. A côté de quelques-uns, forts, bien décoiaplés, pleins de santé, se trouvaient un certain nombre de malheureux étiqiies, étiolés, incapables de porter les armes. On aurait dit deux races distinctes, al^rs qu*il n'y avait qu'une différence de classes.

€es malheureux, frappés dans leurs développement étaient les cantsi^ ceux qui, dès leur plus jeune en- Itace, sont employés à porter les paniers de soufre.

Si l'onétadie l'histoire de ce dernier C'ècle, on voit que les peuples sont dominés par une préoccupation constîïnte : rendre plus utile le travail du cerveau et des bras. La société moderne s'attache à multiplier les moteurs et les instruments pour augmenter et rendre plus féoond le travail des muscles et de l'intelligence. Le développement prodigieux de l'industrie et des machines atteint une intensité extrême, et la loi de l'épuisement doitnécessairement fixer «oe limite à l'âpreté du gain.

11 arrive pour la machine ce qui s'est produit pour l'écritttre. Dans le principe, les livres ont eu pour effet d'aider la -mémoire, et ils furent une belle découverte, car la légende, les chants et l'histoire n'avaient plus besoin d'être transmis avec une réelle dépense de mémoire, de vive voix du père au fils. Mais le but a été dépassé, et, aujourd'hui-, l'écriture et les livres, loin d'être un instrument

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de repos pour la mémoire, sont une des plus puissantes causes de la fatigue de l'intelligence, un instrument de torture pour le cerveau humide.

Les bas-reliefs de Thèbes montrent quel faible changement trois mille ans avaient apportés à la vie de l'ouvrier; les instruments utilisés au temps des Pharaons, les marteaux, les scies, les pics, le tissage sont bien peu différents de ceux employés par les ouvriers au commencement de notre siècle. Aujourd'hui, aucune comparaison n'est plus possible. L'application de la vapeur a créé une époque nouvelle dans l'histoire de l'humanité.

L'industrie moderne est fille des mathématiques, de la mécanique et de la chimie, et son organisation même entraine des modifications profondes dans la société. L'ouvrier qui veut travailler chez lui, rester au milieu des siens, élever sa famile sous ses yeux, ne peut plus lutter, môme au prix des plus grands sacrifices, contre la formidable organisation Industrielle ; fatalement il doit succomber dans cette lutte inégale. De plus en plus, dans les usines et les ateliers, les machines acquièrent une place prépondérante, leur puissance, leur rapidité de production croît sans cesse, et, quand la limite extrême paraît atteinte, un nouveau perfectionnement la recule encore.

Les masses les plus pesantes que l'on utilisait au commencement du siècle étaient les marteaux de fer qui venaient frapper sur l'enclume et qui atteignaient dix kilogrammes. Dans quelques établissements, grâce au moteur hydraulique, on atteignait le poids de 5,000 kilogrammes. Aujourd'hui, à Terni, on trouve un marteau de 100,000 kilogrammes, dont le choc représente la force de dix mille hommes, et qui, lorsqu'il tombe d'une hauteur de cinq mètres, produit un travail de 500,000 kilogrammètres.

Un homme travaillant toute la journée à soulever un poids peut produire 73,000 kilogrammètres : le marteau de Terni produit donc en un seul coup plus que six ouvriers travaillant toute la journée. Mais, si Ton «onge que ce

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marteau peut donner cent coups à la minute, qu'il ne connaît pas la fatigue et peut travailler jour et nuit, on reste stupéfait devant la puissance de ces machines.

Et ce n'est pas seulement dans la force et la vitesse que réside la supériorité de la machine, mais dans la régularité de Texécution. L ouvrier armé d'une machine fait en un jour autant de bas que la meilleure tricoteuse en un mois.

Quand on visite pour la première fois une de ces grandes usines, on éprouve un étonnement profond. De loin, Faspect uniforme des bâtiments, le profil monotone des énormes cheminées ne fait pas songer àTactivité prodigieuse que cachent les murailles noircies. Mais aussitôt entré, on est pénétré par l'idée de la force mise en œuvre. Les fours dont la lueur éclate au milieu de la fumée, les bras gigantesques des bielles en mouvement, la course vertigineuse des volants, tous les appareils de transmissions, cables, courroies, axe et roues qui s'agitent, tout ce squelette fantastique de la machine obéissant à la volonté de l'homme, nous remplissent d'admiration pour l'industrie moderne.

On comprend bien vite cependant que la machine n'est pas faite pour alléger la fatigue de l'homme, comme l'avaient espéré les poètes. La rapidité même du volant, l'activité vertigineuse des marteaux, sont des indices que le temps est un facteur précieux dans le mouvement de l'industrie et que l'activité de l'ouvrier doit entrer en jeu dans la lutte contre les forces de la nature.

Il suffit de voir (ï^s hommes demi-nus, couverts de sueur, haletants, maniant ces masses énormes qu'une force mystérieuse entraîne. L'homme ici est condamné à suivre la machine colossale qu'il dirige; comme elle, il ne peut se reposer, son attention ne saurait se ralentir, car la moindre distraction peut l'entraîner dans un de ces engrenages puissants, et l'imagination s'épouvante en songeant aux victimes aux mutilations que les monstres

industriels produisent, chaque jour et à la moindre impré voyance, à la plus petite hésitation de ceux qui les dirigent.

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La machine ne reconnaît d'autre limite à sa rapidité que la faiblesse de l'homme à la suivre ; or la capacité d'action de la force humaine est en raison inverse du temps pendant lequel elle agit. Mais les livres d'économie politique contiennent peu d'indications précises sur cet argument. K. Marx, qui a écrit le meilleur livre de la littérature socialiste, ne donne pas dans son ouvrage sur lé Capital des raisons suffisantes de l'épuisement que la machine produit chez Touvrier. Les statistiques de toutes les commissions officielles d'enquêtes parues depuis quarante ans, pour démontrer l'action nuisible du travail sui les enfants et les femmes, sont au point de vue scientifique insuffisantes. Il faudrait de nouvelles recherches poursuivies par des hommes indépendante, des physiologiste? débarrassés de toutes préoccupations politiques, humanitaires ou sociales.

Marx, dans son livre célèbre, consacre un chapitre aux machines et arrive à cette conclusion, que toutes les inventions ne diminuent pas la fatigue humaine, mais seulement le prix de la marchandise, que la machine a rendu pire la condition de l'ouvrier, parce qu'en rendant inutile la puissance de l'homme fort, elles ont entraîné remploi de la femme «t des enfants, qu'au lieu de diminuer le temps consacré au travail, -elles l'ont augmenté; qu'au lieu d'atténuer la fatigue, elles l'ont rendue plus dangereuse et plus nuisible; que si la richesse augmente, le paupérisme croît aussi dans des proportions analogues.

En fait, 4a machine tend à amener dans les mains d'un petit nombre la fortune et l'aisance, au lieu d'établir l'égalité entre les hommes. Les déshérités deviennent les

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servants et les victimes de ceux qui peuvent substituer les forces de la nature aux forces humaines. Les puissants automates de la mécanique ne manquent que d'inlclligcncG et de système nerveux, et il suffit d'un enfant ou d'une femme pour suppléer à cette absence.

L'accusation lancée contre la science est grave • en se rendant maître des forces naturelles, elle tend à constituer un monopole pour la machine, a rendre Ton vrier esclave du capital. Il est à redouter en effet que la fali-^rne liumaine n'entre plus en ligne de compte, que, peu à peu, les ouvriers soient éliminés, renvoyés, sans que leur existence soit assurée, que l'intelligence du peuple s'abaisse, puisque l'adresse et l'habileté de l'ouvrier devienncn! de moins en moins nécessaires à mesure que la machine se perfectionne.

Tous nous dôplorons la nécessité de concentrer désormais rindustrie dans ces immenses ateliers entraînant ainsi la disparition de la vie en liberté des ouvriers. la c fixation de ces conditions déplorables au point de vue de l'hygiène et de la morale, auquel il faut ajouter le travail de nuit qu'entraîne fatalement le travail ininterrompu des puissants moteurs.

La société subit une évolution rapide et profonde, dont il est impossible de prévoir l'étendue. Mais on n'arrivera jamais à une organisation telle que les hommes n'auront plus à connaître la fatigue et qu'on ne distinguera plus ceux qui travaillent des bras et ceux qui travaillent de la tête.

Les hommes, en naissant, sont physîologiqucment différents, n n'existe pas de loi possible qui puisse établir une égalité parfaite et qui pourrait annuler cette loi suprême de la nature qui veut que le faible obéisse au fort, que le fort lui-même soit guidé par le plus habile.

L'idée de voir disparaître les différences sociales est lualheureuscment un rêve plus irréalissable encore que la fraternité universelle des peuples.

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Malgré ragitation qui va en croissanl et que certains voudraient diriger vers la révolution sociale, il faut admettre que le bien-être du prolétaire a subi quelques améliorations.

A côté de ces graves dangers, il est juste cependant de remarquer que certains progrès sont accomplis. La durée de la vie s'est accrue, Tinstruction s'est développée, et la popululion a doublé dans ce siècle.

La crainte manifestée par les ouvriers, d'être privés de ressourcci nécessaires par la substitution de la machine ne s'est pas réalisée, et môme, grâce à ces machines, un grand nombre d'objets, jusqu'ici réservés aux riches, ont été mis à la portée du peuple. Aujourd'hui l'ouvrier a un idéal plus élevé, la civilisation a créé en lui des besoins qu'il ignorait autrefois. La civilisation, en se développant, accroît le désir du travail, parce aue c'est par lui qu'on peut satisfaire des besoins acquis, atténuer les injustices et les inégalités de la fortune.

Le monde antique reposait sur le travail de l'esclave, et aucun des grands penseurs de la Grèce ou de Bome n'a jamais attaqué cette question, parce que la fatigue de l'homme était comparée à celle des animaux, que l'esclave n'était pas un citoyen, mais une chose.

C'est le christianisme qui proclama l'égalité des hommes et fit entrevoir pour la première fois la communauté des biens. Successivement le progrès civil s'est accompli, les hommes ont marché de plus en plus vers l'égalité, jusqu'au jour où noblesse et privilèges sont tombés. Mais l'humanité ne saurait arrêter sa marche ascendante; aujourd'hui le grand problème d'une égalité plus radicale se dresse non résolu encore. C'est la grande question qui préoccupe tous ceux qui songent à la liberté, à la dignité humaine. 11 ne s'agit pas là d'une question de parti, d'un moyen d'agitations, c'est une conviction profonde, un sentiment sacré de haute moralité qui pousse à étudier les moyens pour une répartition équitable de la

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propriété, sans violence, sans que le sang soit répandu, pour que le travail soit en rapport avec les lois qui régissent rhumanîté, pour que l'ouvrier ne devienne pas un esclave et que, usée par la fatigue, la race humaine ne dégénère pas.

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