‹ La Faune de la TranchéeChapitre 9 sur 11 · ESC · texte numérisé non relu

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vent jouer ces insectes qui pendant l'été vivent en si grand nombre autour de nous.

Les œufs ou les larves des Brachycères déposés sur les poils, les plaies, dans les cavités naturelles ou parvenus dans le tube digesüif par ingestion peuvent donner lieu au développement d'une maladie tout à fait spéciale, la myase. Suivant l’insecte, la myase revêt plusieurs formes. On connaît : la myase culanée avec ses formes : rampante sous-cutanée, sous-cutanée à tumeurs ambulatoires, furonculeuse ; la myase cavitaire ; la myase intestinale.

Les espèces éludiées précédemment produisent la myase cavitaire qui peut être localisée au nez, ce qui est le cas le plus fréquent, à l'oreille ou à l'œil, ou bien atteindre ces différents organes à La fois. Les pertes de substance résultant du développement de ces larves sont énormes et peuvent aboutir à une terminaison fatale. Personnellement nous n'avons jamais vu de myase cavitaire proprement dite, mais sur un blessé allemand présentant une fracture ouverte de la jambe, nous avons pu observer un cas de myase des plaies.

Somme toute, les cas de myase sont rares en France et c'est surtout parce que les mouches servent de véhicules aux microbes pathogènes qu'il faut les détruire autant que possible. Affectionnant les ordures ménagères, les fumiers, les fosses d’aisances, en un mot toutes les matières en décomposition, la mouche retient contre ses poils et surtout les ventouses de ses pattes une grande quantité de microbes qu'elle ira ensuite déposer sur la viande ou dans le bol de lait où elle se noie. Volant des matières fécales sur les aliments, elle peut disséminer partout le bacille d'Eberth; on a attribué à ces insectes un rôle dans la propagation de la diarrhée infantile; de la même manière, ils peuvent véhiculer la tuberculose par le transport des bacilles des crachats.

La majorité des mouches qui vivent autour de nous ont une trompe molle qui ne leur permet pas de piquer ; pour les quelques mouches à trompe cornée, leur piqûre, nous parlons naturellement des mouches de France, est en elle-même inoffen-

EE sive : tout au plus, la piqüre des taons ou des stomoxes est-elle douloureuse et peut donner lieu à une lymphangite ; mais si ces animaux ont sucé le sang d'un animal charbonneux, alors ils pourront transmettre à l'homme le terrible bacille; les stomoxes en particulier, par leur habitude d'aller se poser sur les cadavres, constituent la mouche charbonneuse par excellence.

On le voit, les mouches sont des insectes nuisibles et l'importance attachée à leur destruction depuis quelques ‘années n'est point exagérée; ainsi, dans une armée en campagne où toutes les maladies ont tendance à éclore par suite de l’agglomération, des fatigues, du manque de bien-être et des mauvaises conditions d'hygiène, cette destruclion devra être poursuivie par tous les moyens.

Il faut, d’une part, empêcher l'éclosion des mouches; d'autre part, détruire l’insecte ailé. La première garantie est une propreté rigoureuse et constante. Les cuisines doivent être surveillées avec grand soin : ce n’est pas chose simple d’ailleurs, on ne se figure pas l'énergie qu’il faut dépenser pour obliger un cuisinier à conserver la viande ou son pain à l'abri dans un sac au lieu de les laisser découverts, souvent posés à même la boue, exposés à toutes les souillures du sol, de l'air et des insectes ou pour l'empêcher de vider, dans un coin quelconque, les résidus de sa cuisine au lieu de les jeter dans une fosse qui est désinfectée chaque jour au crésyl ou au chlorure de chaux.

Les fumiers sont arrosés avec du crésyl à 3 p. 100, à raison de 15 litres par mètre cube. De juin à octobre, cette opéralion doit êlre renouvelée une fois par mois pour détruire les larves qui vivent dans la profondeur : quelques jours après, on verse du sulfate ferrique pulvérisé ou en solution à 10 p.100 afin d'empêcher la ponte des insectes ailés venant du dehors. Après l'enlèvement des fumiers, l'emplacement est arrosé avec du crésyl à 3 p. 100. Toutes les trois semaines, les fosses à purin sont traitées par une quantité de crésyl égale à 1/1000 de la masse liquide à désinfecter. Même procédé pour les eaux grasses.

Les feuillées sont l’objet d'une surveillance toute particu-

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lière. À l’heure actuelle, elles sont toutes construites sur un modèle uniforme, c'est-à-dire une grande fosse rectangulaire de 150 de longueur sur 1 mètre de largeur et 1 mètre de profondeur : l'ouverture en est rétrécie par des planches et il y a même intérêt à faire confectionner un couvercle de facon à l'obturer complètement, car les mouches n’aiment pas les lieux sombres. Ces feuillées sont désinfectées chaque jour par l’addition d'huile lourde de houille : dès qu'elles sont à peu près remplies, on les comble après y avoir jeté quelques poignées de sulfate ferrique.

La désinfection des latrines se fait à l’aide du mélange suivant :

Dulfate ferrique.”....... 2 kgr 500 Huile lourde de houille . . 500 cc.

DT RU OT EN CD Lente 10 litres.

S'il existe un centre d’abat dans le village où le régiment est cantonné, il y faut exercer une surveillance minutieuse et exiger que le sang soit lavé et que les viscères soient enfouis.

Contre les insectes aïlés, la lutte devient plus difficile, Toutes les fois qu’on le pourra, garnir les ouvertures de toiles métalliques, surtout dans les locaux contenant des aliments. L’utilisation de la phobie des mouches pour la couleur bleue nous à donné de bons résultats.

Les papiers attrape-mouches rendent de gros services : il en existe de nombreuses variétés dans le commerce; ils sont d’ailleurs faciles à fabriquer, en voici deux formules :

Colophane en nr 72 parties.

PFfüiledericin.. ..... 30 »

Miel ou mélasse . . . .. 12 »

Enduire avec ce mélange de petites baguettes de bois écorcé. L'armée anglaise utilise celui-ci :

Huile dericine 5 parties.

RésINer ne. uen Enr 0.0 »

On porte à l’ébullition et une fois le mélange prêt, on en enduit des banderoles de papier où les mouches viennent se Genevray 3

prendre. Le formol est également un bon ingrédient; on l’'emploie ainsi : dans une assiette on fait un mélange de formol, d’eau sucrée et de lait dans les proportions suivantes : 15, 60, 25. On ajoute quelques morceaux de pain : les mouches attirées par Je lait et le sucre sont tuées par le formol.

Toutes les fois que cela est possible, il est préférable de réa liser la destruction en masse des mouches par la sulfuration. Avec 30 grammes de soufre par mètre cube d’air, l'atmosphère est saturée de vapeurs d’acide sulfureux.

. On peut également utiliser les vaporisations de crésyl (5 grammes suffisent par mètre cube). On fait bouillir le crésyl dans un récipient à -bords surélevés pour éviter l'inflammation de ce dernier. Il se dégage des vapeurs d’abord blanches puis grises et bleuâtres qui sont inoffensives pour l'homme, mais toxiques pour les mouches. La vaporisation doit durer de quatre à six heures : au bout de ce temps on recueille les mouches et on les brûle, car elles ne sont qu'engourdies.

En résumé, les mouches sont des insectes nuisibles qu'il faut détruire autant que possible. La destruction totale est impossible à réaliser, mais par l'emploi des moyens que nous venons d'indiquer, en s'attaquant aux larves et à l'insecte ailé, le médecin peut arriver à diminuer très notablement leur nombre

Les Moustiques.

Les moustiques sont des diptères appartenant au sous-ordre des Hématocères et à la famille des Culicidés. Toute cette famille présente, au point de vue médical, une importance considérable, Au point de vue morphologique, ils possèdent une paire d'ailes, trois paires de pattes qui, de la base à l'extrémité, offrent la hanche, le trochanter, le tibia et Le tarse, chacun composé de cinq articles : le tarse est muni de deux griffes. L’abdomen est couvert d'écailles et présente, chez le mâle, une armature géni-, tale avec laquelle, pendant l'accouplement, il maintient la femelle qui, elle, présente un oviscapte. La tête triangulaire porte deux gros yeux à faceltes, une paire d'antennes longues et délicates, plumeuses chez les mâles et glabres chez la femelle. Entre elles se trouve la trompe, composée d’une lèvre inférieure dans laquelle se trouvent six stylets, deux mandibules, deux mâchoires, l’épipharynx et l'hypopharynx. En se soudant, ces deux derniers forment l'appareil suceur. La bouche, qui se trouve à la base de la trompe, se continue par un pharynx musculeux auquel fait suite l’œsophage aboutissant à un estomac volumineux. L'æsophage est porteur de trois diverticules, deux petits, les jabots accessoires, un plus grand, le jabot dans lequel s’accumule le sang quand l'estomac est rempli. À noter également deux glandes salivaires.

Le moustique est extrêmement fécond, chaque femelle pond environ 300 œufs. Après l'accouplement, le mâle meurt et la femelle choisit un endroit favorable pour la ponte. Pour que la

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larve vive et se développe, l'eau est nécessaire au moustique. Il ne Lui en faut pas beaucoup; quelques centimètres au creux d'un arbre, dans un entre-nœud de bambou, une flaque d’eau dans la moindre dénivellation du sol, pourvu qu’elle subsiste quelques semaines sans s’évaporer, luisuffisent largement. D'ailleurs, dans les marais, c’est aux endroits les moins profonds, sur les bords, au milieu des herbes, à l'ombre des taillis, que le moustique viendra pondre, car là, la larve trouvera une eau toujours calme, à l'abri du vent et de la lumière. Ces œufs sont pondus isolément ou en masse suivant les espèces et éclosent au bout de deux ou trois jours si la température est favorable, d'un peu plus longtemps si la température baisse. Il en sort des larves vivant librement dans l’eau et qui, selon l'espèce, se tiennent obliquement ou horizontalement à la surface. Après un certain nombre de mues qui durent deux à trois semaines, la larve cesse de se nourrir et par une fente de la face dorsale on voit sortir la nymphe : celle-ci, qui a le même aspect chez tous les moustiques, est constituée par une masse globuleuse antérieure portant les orifices respiratoires et par un abdomen recourbé; elle a la iorme générale d'un point d'interrogation. Au bout de quelques jours, elle s’immobilise à la surface de l’eau, le tégument dorsal se fend et il en sort un insecte complet quine tarde pas à prendre son vol.

Le moustique est répandu dans le monde entier ; une certaine température lui étant nécessaire, il est beaucoup plus abondant dans les régions chaudes, mais on le rencontre fréquemment dans les régions froides au moment de l'été. Par suite de sa fragilité, il recherche les endroits abrités du vent; il évite aussi la grande lumière, se réfugiant dans les herbes et les taillis, les caniveaux des maisons, les couloirs ou les pièces peu éclairées. Il reste là toute la journée ne sortant que s’il est dérangé, et au crépuscule il se met en chasse. Mauvais voilier, il ne s’écarte guère des régions qui l'ont vu naître ; un rideau d’arbres, une rivière suffit à l'arrêter, enfin, dès qu'on arrive à une certaine alüitude, on ne le rencontre plus. Il se nourrit du sang des mammifères qu'il puise directement en piquant la peau, à l'exception

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de quelques mâles qui piquent l’homme, la femelle seule se nourrit de sang; pour cela elle applique sur les téguments les deux labelles de sa lèvre inférieure et fait mouvoir les stylets qui pénètrent rapidement. La gaine de la trompe restant au dehors, se couche de façon caractéristique. En deux ou trois minutes l'insecte est gorgé; on sait qu'au moment de la piqûre le moustique injecte dans la plaie une goutte de salive qui d'abord anesthésie, puis irrite les lissus.

Les moustiques que l'on rencontre en France sont les Culex et les Anophèles, mais les espèces exotiques sont très nombreuses; citons, parmi elles, le Stegomya qui transmet la fièvre Jaune. Le rôle pathogène des moustiques est important : après prélèvement de sang chez un sujet infecté, ils peuvent aller inoculer aux sujets sains le paludisme, la fièvre jaune, la dengue et le bouton d'Orient. Parmi ces maladies, nous ne nous occuperons que du paludisme qui est une des maladies les plus répandues à la surface du globe, et qui en France est encore endémique dans le Delta du Rhône, les marais vendéens, ainsi que dans certains foyers situés à l’intérieur des terres (Sologne, Brenne et Dombes). Toutefois il tend à disparaitre et n’est plus en France bien redoutable; peut-être n’aurions-nous pas accordé au moustique un chapitre aussi long, si nous n'avions pas observé le fait suivant : dans le groupe d'artillerie coloniale où nous nous trouvons actuellement, un grand nombre d’hommes reviennent des colonies et sont tous plus ou moins impaludés; un jour vient à la visite un soldat présentant tous les symptômes d’un accès paludéen ; les commémoratifs nous amènent tout naturellement à lui demander quelles colonies il a faites, et à notre grande surprise il nous répond n être jamais sorti de France; de plus, il est d’une région où l'hématozoaire n’a jamais été signalé. L'accès s'étant déroulé comme un vérible accès de paludisme aigu avec stade de frisson, de chaleur et de sueur, et ayant cédé au traitement par la quinine, le malade se plaignant de plus d’avoir été souvent piqué par les moustiques qui pullulaient alors, nous avons été amené à penser qu'il avait été contaminé par un de ces diptères qui s'était infecté sur

un de nos paludéens. Ce fait, que nous n'avons observé qu'une fois, peut fort bien se reproduire avec une extension plus grande et mérite d’être retenu.

Sans entrer dans un long développement sur le paludisme, nous rappellerons simplement que le moustique est non seulement un propagateur du paludisme, mais encore un hôte intermédiaire nécessaire au développement complet de l'hématozoaire, puisque c’est dans un tube digestif que s’accomplit la reproduction sexuée du parasite. Bien que cette donnée ne soit acquise d’une façon certaine que pour le paludisme, il semble bien qu'il en soit de même pour la fièvre jaune.

La prophylaxie de ces maladies est donc basée sur la lutte contre les moustiques, et ce que nous savons des mœurs de ces diptères nous permet de poser ainsi les principes de cette lutte : empêcher les moustiques de se multiplier en empêchant la ponte et en détruisant les larves; détruire l'insecte ailé, se protéger contre sa piqûre ou la rendre inoffensive.

Le moyen le plus radical de détruire les larves, c'est de supprimer leur gîte; donc suppression de toutes les collections d’eau stagnante par nivellement ou asséchement. Lorsque l’asséchement est impossible, pour les marais et les mares importantes, le mieux est de tuer les larves et les nymphes par le pétrole brut, qui forme à la surface de l’eau une couche imperméable : les larves ne pouvant plus respirer l’air atmosphérique meurent asphyxiées, il suffit de 15 ce. de pétrole par mètre carré. Ce moyen excellent a besoin d’être surveillé pour donner tous les résultats que l’on est en droit d'en attendre, D'abord le pétrole s'évapore en partie, ensuite si le vent est un peu violent la nappe s'accumule en un point, et une partie de la surface n'étant point protégée, les larves peuvent continuer à s’y développer.

Dernièrement Legendre a proposé à Madagascar l'introduction du poison rouge.

À l'état adulte, le moustique est à peu près impossible à détruire; l'emploi des fidibus aussi bien que des pièges n'a donné que des résultats illusoires : le mieux est de se mettre à

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l'abri des piqûres en garnissant toutes les ouvertures de toiles métalliques montées sur châssis mobiles et en employant les appareils de protection individuels, moustiquaire de lit, de tête et gants. L'emploi de quinine préventive dans les régions impaludées a donné d’excellents résultats.

Il faut bien avouer que les conditions où se trouve habituellement, dans la guerre actuelle, un médecin de régiment, rendent la lutte contre le moustique très difficile. Le seul moyen est la pétrolisalion des mares; dans certains secteurs particulièrement calmes, on peut à la rigueur arriver à combler ou à pétroler les trous d’obus comme des circulaires nous l'ont enjoint; mais combien rares, hélas! sont les secteurs où combler les trous d’obus est chose faisable.

Le Sarcopte. Le Trombidium. L’Ixode.

La Puce.

Enfin, nous engloberons dans un même chapitre l'étude de quatre parasites que nous avons rencontrés avec une fréquence variable chez les hommes que nous avons eu à soigner. Ce sont le Sarcopte, le Trombidium, l’Ixode et la Puce : les trois premiers sont des Acariens, le dernier est un Diptère.

À. Le Sarcopte (Sarcoptes Scabiei) est un Acarien appartenant à la famille des Sarcoptidés. Le corps est ovalaire, gris perle chez la femelle, rougeâtre chez le mâle. Les pièces buccales comprennent une lèvre inférieure, deux pièces latérales, les mâchoires, deux mandibules et deux palpes maxillaires : l’ensemble forme le rostre. Au moment de la piqüre, les Acariens inoculent une salive venimeuse. Les Sarcoptes possèdent quatre paires de pattes, Les deux paires postérieures terminées par des soies chez la femelle, la quatrième paire terminée par une ventouse chez le mâle.

Leur habitat est l'épiderme de l’homme. La femelle ovigère est seule à jouer un rôle dans la maladie. Au bout de sept jours environ, les œufs donnent naissance à des larves hexapodes, qui se transforment en nymphes octopodes, qui, par une nouvelle mue, au bout du vingt-huitième jour, donnent naissance à des mâles et à des femelles qui, après fécondation, s'enfoncent dans la peau, creusant le sillon caractéristique où elles pondent.

La présence des sarcoptes dans l’épiderme constitue la gale,

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maladie extrêmement commune dans les agglomérations d'individus peu soigneux. Nous ne nous étendrons pas sur la symptomalogie bien connue : prurit nocturne et lésions de grattage.

Le diagnostic se fait à l'aide des sillons, petites trainées sinueuses de 2 à 4 millimètres de longueur, colorées en noir par la crasse et aussi en partie par les déjections du parasite femelle. Sous le sillon qu’elles soulèvent, se trouvent les vésicules perlées produites par les sécrétions venimeuses de l'Acarien. La gale, évidemment, n’est pas rare dans une armée en campagne, mais élant données la propreté très relative et la promiscuité dans laquelle vivent nos hommes, nous avons été élonné de ne pas la rencontrer plus souvent encore.

. Dès qu'il a établi le diagnostic, le médecin du régiment n’a qu'à évacuer immédiatement le malade sur les centres de pouilleux établis maintenant à peu de distance en arrière des armées où il sera soumis au traitement approprié, la frotte.

B. Trombidium commun. — Le Trombidium commun ou Rouget est un acarien de la famille des Trombididés. C'est un animal de 2 à 3 millimètres de long, d'un beau rouge, au corps globuleux présentant quatre paires de paltes terminées par des crochets. Les rougets abondent pendant l'été et l’automne dans les régions boisées. Les larves grimpent le long des jambes, se fixent au niveau des poils et, en enfonçant leur rostre dans la peau, provoquent une vive démangeaison el des papules auréolées de rouge occasionnant un grattage intense. Le traitement consiste en frictions avec des pommades au Baume du Pérou ou avec du pétrole tout simplement. Les molletières et les pantalons bien fermés au niveau de la chaussure permettent d'éviter en grande partie les atteintes du rouget.

C. Ixode. — Acariens de la famille des Ixodidés et de la sousfamille des Ixodinés, communément connus sous le nom de poux de bois, ils présentent une très grande quantité d'espèces européennes et exotiques que l’on trouve sur les mammifères domestiques et sauvages et sur l'homme. Nous n’étudierons que l'Ixodes Ricinus que nous avons rencontré plusieurs fois lorsque nous occupions des secteurs boisés,

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