CHAPITRE HI
Un fait communiqué au Congrès des Sociétés savan{es, à Marseille, en 1891, montre que, même les crustacés qui s’altachent aux cadavres immergés, peuvent servir à délerminer approximatüivement l’époque de la mort. Il est dû à M. le D' Fallot, de Marseille, et a été résumé comme suit dans le Journal des Sociélés scientifiques :
«Le 23 juin 1851, on trouva un cadavre dans la rade de Marseille. Quelle pouvait étre la durée de la submersion ?
« Les tissus du cràne et de la face étaient délachés et flottants, les articulations du coude droit, des deux poignets, des phalanges des doigts élaient plus ou moins largement ouvertes. Les débris des
vélements qui recouvraient le cadavre étaient parsemés de coquillages plus ou moins solidement implantés. C’étaient des Crustacés cirrhipèdes (Marion et Jourdan). Ces animaux se fixent vers le mois d'avril ou de mai, sur les objets flottants à la surface de l’eau. Ceux qui s’observaient sur le cadavre étaient de dimensions différentes permettant d'affirmer qu'ils appartenaient à deux généralions successives. D’après ces données, on doit admettre que le cadavre flottait depuis treize mois environ ; avec les quinze jours nécessités par le retour à la surface, du cadavre, d’abord profondément immergé, on a une durée deséjour dans l’eau d'environ quatorze mois. Ce fait démontre que, dans certains cas, la zoologie peut venir en aide à la médecine légale ».
CHAPIFRE IV