SIXIÈME APPLICATION
Lerrre DE M. Mécnix À M. BrouARDEL
(Janvier 1884)
«Je viens vous rendre compte de l'examen que j'ai fait des résidus organiques qui se trouvaient à la surface du cadavre de l’enfant mort trouvé dans une cave et que vous m'avez donné à examiner.
« Les corpuscules blancs qui avaient lapparence de petites larves d’insectes adhérant au carton qui enveloppait le cadavre en question, n’élaient autres que des particules un peu grossières de sciure de bois blanc. Les larves, chrysalides, ou débris quelconque d’insectles brillaient par leur absence, et il en était de même des Acariens. Sur la tête s’ulement existait une végélaüon cryptogamique bissoïde très intéressante, sans doute la même que celle trouvée par Lebert sur les croûtes d'un ulcère atonique de la jambe d'un malade.
« Gelte absence complète de restes des Insectes des cadavres a une significa{ion aussi importante que celle de leur présence, dans certaines circons-
tances ; en effet, si l’on fait attention à la saison où la découverte du cadavre a été faite et si l’on note que, pendant la saison froide, tous les insectes des cadavres disparaissent, la mort ne peut pas remonter au-delà du commencement de cette saison où les Insectes sont abondants et qu'elle a eu lieu par conséquent au moment de l'apparition des premiers froids, c’est-à-dire 1l y à au moins deux mois.
« L'élat de décomposition peu avancé du sujet concorde avec cette appréciation aussi bien que la présence des moisissures signalées plus haut.