‹ La faune des cadavresChapitre 28 sur 55 · NEUVIÈME APPLICATION · texte numérisé non relu

NEUVIÈME APPLICATION

Le 13 janvier 1885, M. le Professeur Brouardel, nous chargeait d'examiner une jambe d’enfant desséchée et voici le compte-rendu que nous lui faisions de cet examen :

« Ce membre d'enfant a été évidemment disséqué : la peau est absente et les tendons, qui ont été manifestement isolés, se présentent sous forme de funicules cassants.

« Cette pièce n’a été exposée aux influences atmosphériques qu'assez longtemps après la mort, alors qu’elle était à moitié desséchée. En éllet, les débris d'insectes et les champignons que l’on récolte à sa surface, appartiennent à la troisième période : les travailleurs du premier mois après la mort et même de la première année, brillent par leur absence. Les coques de

nymphes que l’on trouve, et encore en petit nombre, appartiennent toutes à la petite mouche la PAora alerrima. Quant aux champignons microscopiques qui se montrent sous forme de points rouges plus ou moins rutilants, ce sont des Spermacius qui, eux aussi, ne se développent que sur les pièces sèches exposées ensuite à l'humidité.

« En somme, la pièce en question ne provient pas d'un cadavre d'enfant qui aurait été abandonné après sa mort. C'est une pièce anato-

mique ».

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