DIXIÈME APPLICATION
(Note remise à M. le Professeur Brouardel, au printemps de 1885, à la suite de l'examen d'un fœtus en putréfaction).
« Les pièces, à l'examen desquelles j'ai procédé, étaient constituées par un crâne et lesautres os d'un fœtus, enveloppés d’un flambeau de chemise et en état de décomposition putride assez avancée.
« Le cerveau n'existait plus, les autres parüies molles étaient figurées par un déliquium
noirâtre, répandant une forte odeur sulphydroammoniacale.
« Ces pièces avaient été trouvées dans un comparliment de fourneau de cuisine, où elles avaient pu subir, jusqu’à un certain degré et par intermilttence, l'influence de la chaleur développée dans un compartiment voisin ; mais celle chaleur, qui n'avait pas amené la dessication, aurait été impuissante à éloigner les insectes s’il s'en était présenté.
€ Or, dans l'examen que nous avons fait de ces pièces, nous avons constaté qu'il y avait absence complète de débris d'insectes que l’on trouve sur les cadavres exposés à l'air libre. Sachant que ces insectes se montrent exclusivement pendant les saisons chaudes ou tempérées, du printemps, de l’été et de l'automne ; nous en concluons que le fœtus n’a pas élé exposé à l’air pendant ces saisons et que l'époque de sa mort ne remonte
pas plus haut que le commencement de l'hiver. »