DIX-HUITIÈME APPLICATION
En 1891, à la fin de juin, M. le professeur Perrier fut désigné, par M. le Juge d’instruction de Brives, comme expert pour déterminer la date approximative de la mort de trois nouveaux-né6s trouvés dans une petite localité de la Corrèze, enfouis dans une barrique et enveloppés de linges.
M. le Professeur Perrier voulut bien réclamer notre concours pour examiner ensemble les susdits fœtus: |
Les os en élaient à peu près complètement dépouillés des issus organiques qui les avaient recouverts, et, comme trace des insectes qui avaient travaillés à la disparilion de ces {issus, nous trouvaämes des coques vides de nymphes de Curtonevra stabulans, de Calliphora vomiloria, d’une petite arachnide scorpioniforme, c’est-à-dire de Cheliferetd’'Obiscinus, et de dépouilles d’'Acariens; mais, en même temps un certain nombre de larves très vivantes et d'insectes parfaits aussi vivants, d’une espèce de Coléoptère, le Tenebrio obscurus, qui tous étaient occupés à dévorer les débris laissés par les insectes sarcophages. C'est la dernière escouade de travailleurs de la mort que nous ayons jamais rencontrée, et sa présence fait remonter la mort des nouveaux-né6s à l’extrème limite appréciable par l'apphcation de l'entomologie à la médecine légale, c’est-à-dire à un minimum de quatre années.
Un détail nous a permis d'apprécier la saison probable pendant laquelle la mort à eu lieu, c'est la présence de quelques queues de cerises qui font penser à l’époque des fenaisons, c'est-àdire au mois de juillet.