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CINQUIÈME ESCOUADE

Aux fermentalions bulyriques et caséïques succède une fermentation ammoniacale composile sous linfluence de laquelle se produit une liquéfaction noirâtre des matières animales qui n’ont pas été consommées par les travailleurs des précédentes escouades, et dont les émanations appellent une cinquième série de travailleurs appartenant aussi aux Diptères et aux Coléoptères.

Les Diptères de cette Escouade sont des mouches inférieures, petites, rangées par les Entomologistes dans la sous-tribu des ACALIPTÈRES, qui a pour caractères : le style des antennes d’un ou deux articles distincts ; le front large chez les mâles et les femelles ; les cuillerons nuls ou rudimentaires ; la première cellule postérieure des ailes ouverte.

Les mouches de cette section peuvent être divisées en deux groupes, suivant leur manière de vivre : les unes recherchent les décompositions animales, les autres les subslances végétales vivantes. Les premières seules nous intéressent ; elles apparliennent aux genres Tyreophore, Lonchée, Ophyra et Phora.

Les Tyreoruores ont le corps allongé, une tèle épaisse, ovalaire, convexe, un front velu, large ; des antennes rapprochées, ayant leurs deux premiers articles fort courts, peu distincts et le troisième lenticulaire ; style de deux articles ; yeux petits ; écusson du mâle fort allongé, - tronqué, terminé par deux soies; petit et un peu triangulaire chez la femelle. Abdomen du mâle étroit, déprimé de six segments distincts ; ovalaire chez la femelle. Pieds velus, les postérieurs allongés. Ailes longues à nervure médiastine simple.

Les espèces susceptibles d’être rencontrées sur des cadavres humains sont les suivantes :

Tyreophora cynophila. — Màle long de six millimètres, longueur de la femelle neuf millimètres. Bleu noirâtre ; tête phosphorescente rouge orangée ; front à deux taches noires ; premier article des antennes fauve. Pieds noirs. Ailes à point noir sur les nervures transversales.

À été rencontrée à l’état de larve, principalement sur les cadavres de chiens à demi-desséchés.

Tyreophora furcala. — Màle long de trois à quatre millimètres, femelle longue de cinq à six millimètres. Fauve, thorax noir un peu

bleuätre ; écusson brun testacé. Abdomen bru-

nâtre, velu. Pieds velus. À été trouvée ainsi que sa larve sur des cadavres de chevaux, de bœufs, de chiens, elc., à demi-desséchés.

Tyreophora Anthropophaga. — Longueur des deux sexes, deux millimètres, linéaire, rougeàtre mêlé de brun.

Robineau-Devoidy la trouvée à Paris à l’Ecole de médecine sur des préparations anatomiques humaines. Les larves en réduisaient le tissu à poudre impalpable constitué par leurs excrémen(s.

Gexre Loxcuée. — Ce genre comprend des mouches à corps assez large, nu, à tête déprimée, avec l'ouverture buccale large, la trompe non sallante ; le troisième arucele des antennes, allongé ; les yeux oblongs; l'abdomen ovale, déprimé, de cinq segments distincts. Pieds nus, cuisses antérieures ciliées. Ailes couchées, à nervure médiastine double,

Lonchea nigrimana longue de quatre millimètres, noir verdètre brillant. Antennes courtes, Tarses intermédiaires et postérieurs jaunes.

Nous avons trouvé des cadavres de cette mouche et des coques de sa nymphe dans un cadavre d'enfant desséché, mort depuis dix-huit mois.

Gexre OPrnyvra. — Ce genre comprend des mouches qui n’élaient connues des Diptérologistes que comme vagabondes et fréquentant les bosquets, et on ignorait totalement où se développaient leurs larves, comme les suivantes, du reste ; nous sommes le premier à avoir constaté leur présence sur des cadavres. Ces mouches se

Fig. 12. — a, Ophgra cadaverina; b, une antenne; c, une aile; d, nymphe,

distinguent des précédentes par le style des antennes nu; par la brièveté des soies du front, par un abdomen ovale, ordinairement velu chez le mâle et nu chez la femelle, des ailes à nervures transverses assez rapprochées. Ces mouches se reconnaissent encore au noir pur et brillant du corps.

La mouche de ce genre que nous avons trouvée presque constamment sur les cadavres, à l’état de larves et de nymphes, surtout sur des cadavres exhumés à Saint-Nazaire, et qui, à l'éclo-

sion, nous ont donné une grande quantité d’insectes parfaits, est très voisine de l'Ophyra leucostoma dont elle a la taille, cinq millimètres, et la couleur noir bleu brillant, et la face noire, mais elle s’en distingue par l'absence de point blanc à la base des antennes et par un abdomen un peu moins velu chez le mäle ; aussi proposons-nous de la nommer O. cadavérina (fig. 12).

GExre Paora, — Ce genre comprend de

Fig. 13. — a Phora aterrima; b, antenne; c, ailes, d, larve; e, nymphe,

toutes petites mouches qui ont le front muni de soies dirigées en arrière; le dernier article des antennes globuleux prolongé par un long style ; les pieds longs garnis de soies ; les ailes ciliées à nervure marginale le plus souvent bifurquée à lPextrémité de l'aile, les médiaires ordinairement droites.

Phora aterrima (fig. 13). — Longueur deux millimètres d’un noir velouté; jambes intermédiaires armées de pointes longues chez le mâle, assez courtes chez la femelle. Ailes yalines ; côte ciliée.

La larve, et par suite la nymphe, est prismatique triangulaire, à arrèêtes arrondies ; extrémité postérieure lronquée et munie de quatre pointes charnues divergentes. Stigmates antérieurs constitués par deux petits tubes saillants ; les postérieurs en forme de pointe au milieu de la petite surface tronquée de l'extrémité postérieure.

Nous avons trouvé en abondance cette mouche et sa larve sur des cadavres d'enfants à moilié desséchés, et surtout sur des cadavres en pleine décomposition déliquescente noire datant de plus d’un an.

Nous verrons plus loin qu’elle abonde dans les cadavres humains inhumés depuis environ deux ans, sur lesquels la larve grouille par myriades.

Les Coléoptères de la cinquième escouade des travailleurs de la mort appartiennent tous à la famille des Sizenives et aux genres NÉcROPHORUS, SILPHA, Hisrer et SAPRINUS.

« La famille des Sizpmines, ou des SizPHoines, ou des SizpHaLes, dit le D' Seriziat (!) renferme

(1) Dr Serizrar, — Histoire des Coléoptéres de France. Paris, 1880.

ESCOTADES DES TRAVAILLEURS 61

des Insectes très utiles et qui nous rendent les plus grands services en faisant disparaitre les cadavres des taupes, des souris et autres petits animaux, qui seraient une cause permanente d'infection. Les Nécrophores et les Silphes sont chargés de ce soin : dès qu’un cadavre commence à se décomposer, on les voit accourir au moment du crépuscule, se réunir en nombre suffisant et le faire disparaître en creusant la terre au-dessous jusqu'à ce qu'il soit complètement enseveli. Avant de le quitter, les femelles disposent leurs œufs et assurent à la fois la nourriture de leur postérité et la destruction du cadavre, que les petites larves rongent jusqu'aux os. Ce ne sont pas seulement les pelits animaux qu'ils enterrent ainsi; les cadavres de chiens, de moutons, etc., sont dépecés par des légions d’insectes destructeurs et une grande espèce, le Sipha litioralis, s'atlaque même aux carcasses de chevaux et de bœufs et on les y rencontre en grand nombre ».

Nous ajouterons les cadavres humains à ceux qui sont atlaqués par les Silphides et que cite le D' Seriziat.

Gexre Nécrornorus. — Nous avons, en France,

neuf espèces de Nécrophores, qui ont pour ca-

ractères génériques : des antennes de dix articles et des élytres noires ou bariolées de jaune.

Nous n’avons encore rencontré sur les cadavres des grands mammiferes et de l'homme qu'un Nécrophore qui vit solitaire sur les cadavrés où la femelle dépose ses œufs. Il ne parait pas chercher les cadavres des petits animaux pour les enterrer comme font les autres Nécrophores et surtout le plus commun de tous, le Nécrophorus fossor. Ce Nécrophore, que l'on a nommé N. humalor, est tout noir, avec la massue des antennes rousse.

Gexre Sicpna. — Les Silphes ont pour caractère d'avoir des antennes de onze articles et les élytres rebordées ; tous sont noirs. Ils font disparaître les cadavres en les dévorant, mais ils ne les enterrent pas comme certains Nécrophores.

Nous ne parlerons que de deux espèces sur les dix que renferme ce genre, parce que ce sont les seules que nous ayons rencontrées jusqu'à présent sur les cadavres humains ainsi queleurs larves.

Sylpha littoralis la plus grande espèce, vingtcinq millimètres ; ressemble à un Nécrophore. Tout noir avec la masse des antennes rousse.

Corselet circulaire ; élytres rebordées avec trois

lignes en relief sur chacune ; une saillie de chaque côté de l'écusson, un autre au-dessus de l'angle postérieur externe, comme chez le Nécrophorus humator.

Silpha obscura (fig. 14 a). Elle a quinze millimètres de long, le corselet très ponctué, des élytres avec trois nervures saillantes à intervalles ponctués. Très commune.

La larve (fig. 14 b) est noire, aplatie, allonsée, plus large en avant, à douze anneaux for-

Fig. 14, — a, Silpha obscura; b, sa larve,

mant des dentelures latérales en soie ; elle est très agile et se cache sous les cadavres ; elle vit plusieurs mois et se transforme en nymphe après s'être enfoncée dans la terre pour passer l'hiver dans cet état, et donner des individus

adultes au printemps suivant.

Gexre Hisrer ou Escarsor. — Les Histers ont

le corps presque carré, déprimé, très dur ; des mandibules pointues, les jambes postérieures armées d’un double rang d’épines. Tous sont noirs.

Leurs larves sont de forme presque linéaire pourvues de six pattes courtes, et terminées postérieurement par deux appendices articulés et un prolongement anal. Elles vivent aussi longtemps que celles des Silphes avant de se métamorphoser.

Les Histers et leurs larves vivent comme les précédents dans les cadavres dont ils activent singulièrement la décomposition. Quelques espèces préfèrent les matières slercorales.

Parmi les premières, nous citerons la suivante que nous avons rencontrée fréquemment sur des cadavres humains.

Hisler cadaverinus (fig. 15).

— Long de six millimètres,

Fig. 18. ovale, noir brillant ; deux stries Hister cadaverinus. ; AE | latérales entières au corselet; élytre avec quatre stries externes entières et deux internes qui n’oceupent que la moitié postérieure ; pygidium ponctué ; jambes antérieures à cinq

dents.

Genre SarriNus. — Les Saprinus sont très voisins des Histers par leurs formes et leurs mœurs ; on les trouve presque toujuurs ensemble. Ils s’en distinguent par leur corselet qui n'a pas de stries latérales et par leurs élytres qui sont ponctuées avec des espaces libres et brillants. Leurs espèces sont fort nombreuses, nous n’en citerons qu'une que nous avons rencontrée adulte, sur la tête de la momie d’un jeune garcon de huit

ans, mort depuis dix-huit mois. Cet Fig. 16. — a, Saprinus rotondatus ; ; : : b, sa larve.

insecte paraissait ve-

nir de l'intérieur du corps où il aurait subi sa métamorphose.

Saprinus rotondalus (fig. 16) ressemble à un petit Hister lisse et brillant qui n'aurait que trois millimètres de longueur.

Larve de douze millimètres de long (4. 16 b) blanchâtre, allongée comme celle des Histers dont elle a les mêmes habitudes.

MéGxix — La Faune des cadavres L

SIXIÈME ESCOUALE

Les travailleurs de celte escouade achèvent d’absorber toutes les humeurs dont le cadavre reste encore imprégné et qui sont, en quelque sorte, les restes des précédents. Le résultat de leur action c’est la dessication complète, ou la momification des parties organiques qui ont résisté aux diverses fermentations qui se sont succédé et dont l’ensemble constitue la putréfaction.

Tous les travailleurs de cette escouade sont des Acariens, fonctionnant à tous les âges et surtout à celui de femelle ovigère qui est l’âge d'absorption par excellence. L'action de certains Acariens est telle que si les circonstances les font arriver sur un cadavre en même temps que les travailleurs des premières escouades, tout en laissant ceux-ci fonctionner dans les cavités splanchniques, ils pénétreront sous la peau, dans le système musculaire, y pulluleront à l'infini, tout en absorbant les humeurs liquides et le tissu propre de l'organe en respectant le tissu conjonctif, et le cadavre sera réduit à l’état de momie, sans passer par les fermentations

butyrique, caséique, ammoniacale, et en conservant ses formes extérieures mieux qu’une momie égyplienne ; ses téguments ayant la consistance et la sonorité du parchemin et la couleur brune-orangée que les entomologistes nomment testacée. C’est par ces Acariens, du reste, que nous allons commencer l'histoire des travailleurs de la sixième Escouade, car ils appartiennent à la famille des Gamasidés et au genre Uropoda.

GEexre Urorona. — Les Uropodes sont des Acariens assez grands et plus voisins des Coléoptères que des Arachnides, car ce sont de véritables hexapodes, chez lesquels on voit clairement que ce sont les palpes labiaux, à peine modifiés, mais agrandis qui constituent la première paire de pattes, lesquelles sont restées des organes tactiles dans toute la famille. Ils ont un appareil respiratoire complet, comme tous les Gamasidés, et une seule paire de stigmates situés entre les hanches des deuxième et troisième paires de pattes. Ils sont de forme ronde ou ovale avec des téguments entièrement coriaces, formant deux plastrons, un supérieur plus ou moins bombé et dépassant le rostre et le plastron inférieur qui est plat; au pourtour de celui-ci sont ménagées des dépressions ou fossettes dans les-

quelles l’Acarien retire ses paltes lorsqu'il fait le mort, comme la tortue. Les deux plastrons sont soudés sur toute leur circonférence. Le rostre, qui est rétractile et duquel fait partie la première paire de pattes, est inséré dans une échancrure ronde, taillée dans le bord antérieur du plastron inférieur.

L’espèce qui nous intéresse et que nous avons découverte et trouvée par myriades dans les tissus sous-cutanés du cadavre d’une jeune femme, momifié par son fait et trouvé dans une cave à Nantes, est la suivante :

Üropoda nummularia (nobis) (fig. 17). — Nous lui avons donné ce nom à cause de sa forme

Lig. 17. — Uropoda nummularia.

a, mûle, b, femelle,

aplalie et presque aussi ronde qu'une pièce de monnaie (auinmulus petite monnaie). Elle est de couleur roux-acajou. La femelle se distingue

du mâle par une sorte d’épistome arrondi et saillant dépendant du plastron dorsal, ce qui la rend moins ronde que le mâle ; elle est vivipare comme tous les autres Uropodes. Leurs dimen-

sions sont les suivantes :

Femelle : longueur omM,90 largeur omm,50 Mile : 11 0, 60 FE OT 50

Cet Uropode habite normalement dans les pailles, le fumier, et vit de toutes sortes de matières organiques en décomposition.

Gexre Tracuyxorus. — Ce genre apparlient, comme le précédent, à la famille des Gamasides ; il en est très voisin, mais s’en distingue par ses pattes plus grandes et par l'absence de fossettes, pour les loger, dans le plastron inférieur.

Les Trachynotus ont des mœurs analogues à celles des Uropodes. Nous n’en avons rencontré qu’une espèce sur des cadavres en voie de momificalion ; c'est la suivante, nouvelle aussi, à laquelle nous avons donné le nom de :

Trachynotus cadaverinus (nobis) (fig. 18). — Corps de forme ovalaire, arrondi chez la femelle, piriforme et beaucoup plus petit chez le mâle, rhomboïde chez la nymphe; bombé endessus, plat en-dessous, de couleur roussâtre

Fig. 18, — Trachynotus radaverinus.

a, mâle; b, femelle face inférieure ; b', la mème face dorsale ; c, nymphe

pâle ; présentant en dessus des poils clairsemés plantés en quinqonce, tronqués et un peu en massue chez les adultes, fins et sétifères chez la nymphe. À tous les âges, la première paire de pattes privée d’ambulacre, se termine par une longue soie et fait office de palpes. Voici les dimensions de cette espèce :

Femelle : longueur 1,10 largeur om"m,80 Mâle : I ds. Da 1! 0," 50 Nymphe : 2 0, 9) IF 6, 60

Nous avons trouvé les dépouilles de cet Acarien en abondance sur des cadavres de fœtus humains desséchés et jetés sur du paillis dans un jardin; ils étaient en compagnie de nombreux Tyroglyphes et Glyciphages, morts aussi :

Les autres Acariens des cadavres appartiennent tous à la famille des Sarcopüidés et à la tribu des Tyroglyphinés.

Les TyrocLYPmxés sont des Animalcules blanchâtres, quelquelois rosés, de grandeur variant entre un dixième et un millimètre, à corps mou à l’état adulle ou de larves ou nymphes normales, cuirassé chez les nymphes adventives ou hypopiales; sans yeux, ni appareil respiratoire complet ; à rostre pourvu de #4choïres inermes, soudées avec la /anguelle de

manière à former une lèvre inférieure demi-eylindrique, ou en forme de cuiller, sur laquelle glisse une paire de mandibules chelifères, ou en scie, courtes à mouvement alternatif comme chez tous les Acariens; palpes maxillaires à trois articles cylindriques libres, ou en partie soudées sur les côtés de la lèvre maxillo-labiale. Pattes à cinq articles, disposées en deux groupes : l’un, antérieur, près du rostre; l’autre, postérieur, abdominal ; tarses terminés par un, rarement par plusieurs crochets inégaux accompagnés ordinairement d’une caroncule vésiculeuse, ou en cloche formant alors une ventouse quelquefois pédonculée. Génération ovipare; larve hexapode et nymphe normale ayant la forme générale des parents. Accroissement par métamorphoses où le corps de l'individu se renouvelle entièrement sous la peau de son prédécesseur, et se complète. Nymphes à métamorphoses adventives, donnant naissance à une forme transitoire cuirassée que nous avons nommée Aypopiale, et qui retourne à la forme normale après une nouvelle métamorphose.

La tribu des Tyroglyphinés comprend des Acariens qui ne sont jamais parasites et qui vivent sur les matières animales ou végétales en décomposilion. Ils ont le corps ovoïde ou sub-

ESCOUADES DES TRAVAILLEURS Fe

cylindrique, à tégument lisse, portant des poils ou soies lisses, barbelées, plumeuses ou palmées ; leurs pattes sont sub-égales et toujours complètes chez les adultes, les larves et les nymphes normales. L’extrémilé abdominale est généralement arrondie et lisse dans les deux sexes.

La tribu des Tyroglyphinés se subdivise en six genres qui ont les caractères différentiels sui.

vants :

Poils bärbelés plumeaux ou palmés. GLYCIPHAGUS Miles avec ventouses Tarses à copulatrices. TYROGLYPHUS caroncules } Màles sans ventouses Poils copulatrices. CARPOGLYPHUS lisses nostre à mandibules Farses chélifères. CŒPOPHAGUS su Rostre à mandibules | nn niet en scie, SERBATOR GENRE GLyciraaGus. — Les Glyciphages ont

élé ainsi nommés parce que les premiers découverts l'ont été sur du vieux miel, ou sur des pruneaux dont ils mangeaient la matière sucrée.

On en distingue plusieurs espèces caractérisées surtout par la forme et la longueur des poils ; nous ne décrirons que les deux plus communes, qui se rencontrent partout, dans les selliers, les

garde-mangers, les charniers, partout où 1l y a des matières organiques mortes; c’est pourquoi les anciens auteurs les regardaient comme d’une seule espèce qu’ils avaient nommé Acarus destruclor; ce sont aussi les seules que nous ayons rencontrées sur les cadavres humains.

Glyciphagus cursor (fig. 19). — Corps de couleur gris-perle, lisse et brillant, cylindro-conique, très atlénué en avant, très arrondi en arrière, ne présentant pas de sillon entre les deuxième et troisième paires de pattes, ce qui, avec la longueur et la gracilité des pattes ferminées par des ventouses, avec les soies finement barbelées plantées régulièrement sur le corps et ne dépassant pas sa longueur, permet de les distinguer des espèces et genres suivants.

Voici ses dimensions :

Femelle ovigère . . . . longueur omm,55 largeur omw, DIGlE D APE CUITE SE Ar ES / RP 0, Nymphe octopode . . . I! 0, 4o y 0, Larve hexapode .. . . . 1! OR RU DR CHUTES STE es I! ti. MA / 0, Kyste sphérique hypopial. 1! GE V0 ;

Glyciphagus spinipes Ch. Rob. — Semblable au précédent ; n’en diffère que par des soies bien plus longues que le corps et par des tarses couverts de fines épines.

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