‹ La faune momifiée de l'antique ÉgypteChapitre 3 sur 10 · C.4/£tLi DORCAS · texte numérisé non relu

C.4/£tLi DORCAS

(momitlée).

(luodenie).

Femelle.

Femelle.

millimèU-es.

luilliniètres.

lia

io5

lig

Ainsi qu'on le voit, l'individu momifié est à peu près de même taille que l'individu actuel. Toutefois, les rayons osseux de leurs membres présentent des proportions différentes. Chez la gazelle ancienne le fémur (o m. 1/17 mill.) est plus court que chez la gazelle moderne (0 m. i5i mill.), alors qu'on trouve un rapport inverse pour les deux autres rayons du membre postérieur. Le tibia et le métatarsien sont, en effet, plus développés chez la gazelle momifiée. 11 est intéressant de noter ces différences qui indiquent, pour l'individu ancien, une aptitude à la course notablement meilleure.

En ce qui concerne la tête osseuse on ne relève rien de particulier, sa longueur totale atteint 0 m. 170 mill., de l'extrémité antérieure des prémaxillaires à la crête susoccipitale, son diamètre sus-orbitaire est de 0 m. 076 mill.

Technique : A Kôm-Ombo, sur la rive droite du Nil à 1 5 kilomètres au sud de Gebel Silsileh, les gazelles ont été momifiées plus simplement qu'à Kôm-Méreb. Les membres de ces animaux, toujours réunis contre la poitrine, ont été liés ensemble au moyen d'une corde entourant également le corps, un peu en arrière des épaules. Après avoir arrosé la gazelle d'une faible quantité de bitume , on la protégeait d'une seule enveloppe de toile dont on ne trouve plus que des fragments adhérents par place contre la peau. La momie représentée par une figure de la planche VI a fourni le squelette conservé au Musée du Caire sous le n° 2 96 19.

Conservation : Bonne. L'omoplate gauche est incomplète.

BiBL. : La Faune momifiée, p. 82 , fig. 44.

29513. Gazelle. — Squelette. — Longueur du corps o m. 62 cent., haut, cm. 5 9 cent. — Kôm-Méreh.

Description : Le squelette n" 2C)5 1 3 appartient à Gazella Isahella, Gray, dont la morphologie générale peut être ainsi résumée : Hauteur au garrot 0 m. 69 cent, à 0 m. 65 cent.

Cornes dans les deux sexes; épaisses chez le mâle, annelées, convexes en avant, extrémités recourbées en dedans presque à angle droit. Couleur générale fauve, variable de ton, passant parfois au brun; face interne des membres et ventre blancs; bande latérale très peu distincte. Touffe de poils en haut des métacarpiens (fig. k).

La femelle a le même aspect que le mâle, mais ses cornes ont un diamètre plus faible et sont moins recourbées; leur longueur est à peu près la même dans les deux sexes. La section des chevilles osseuses des cornes, au Heu d'être ovale ou circulaire à la base comme chez la femelle de Gazella dorcas , est subtriangulaire avec une face plane assez marquée du côté postérieur. Gazella Isahella habite de nos jours l'Egypte , la Nubie , le Sennaar et le Kordofan , jusqu'à la mer Rouge et l'Arabie Pétréc. Cette forme se trouve momifiée à peu près aussi communément que Gazella dorcas.

Fig. 4.

Suivant plusieurs naturalistes, c'est d'après un repri^sentant de Gazella Isabella, Gray, que Sundevali a décrit Gazella Isidis, du nom d'?T Antilope d'Isis n par lequel Lichtenstein désignait cette gazelle. Le nom de Gray doit être retenu puisqu'il est antérieur à celui de Sundevali.

Il est bon de remarquer à ce propos, s'il est établi que les anciens Egyptiens consacraient la gazelle à Isis, qu'on ne peut en tout cas chercber à identifier l'rr Antilope d'Isis» à une espèce unique de gazelle, puisqu'on trouve réunies à Kôm-Méreh, momifiées à la même époque, les deux formes plus ou moins communes de la région : Gazella dorcas et Gazella Isabella.

Au point de vue anatomique Gazella Isabella est semblable à Gazella dorcas; les diverses parties du squelette, membres et thoraxprésentent à peu près les mêmes proportions, comme l'indiquent les mesures suivantes relevées sur le spécimen conservé au musée archéologique du Caire.

CàZELLÀ ISiSBLLÀ

(momifiée).

Femelle.

millimètres.

de l'omoplate 108

de l'humérus 107

du radius 1 35

Longueur ( du raélacarpien 160

du fémur i48

du tibia 198

du métatarsien 1 68 '

Chez cet individu, la longueur totale du crâne atteint 0 m. 168 mill., mesurée de

l'extrémité antérieure des prémaxillaires à la crête sus-occipitale. Sa largeur, au

niveau des orbites, est de 0 m. 076 mill. Ce spécimen était momifié comme le n° Qg5i 1 qui provient de la même localité. Il

était protégé par de nombreuses tiges de papyrus placées entre plusieurs épaisseurs

de toile imbibées de substances résineuses. Conservation ; Passable. Plusieurs cotes sont fracturées ainsi que le tibia droit.

BiBL. : La Faune momifiée, p. 85.

29514. Crâne de gazelle. — Long, o m. 17 cent., larg. 0 m. 08 cent. — Kôm-Méreh.

Description : Ce crâne appartient à un individu mâle et adulte de l'espèce Gazella dorcas.

La dentition de la mâchoire supérieure est complète et en bon état, mais la mâchoire

inférieure fait entièrement défaut.

Conservation : Mauvaise. La partie antérieure de la face est brisée , de même que les

prémaxillaires et les os du nez.

29515. Crâne de gazelle.

Kôm-Méreh.

Long, o m. 18 cent., larg. o m. 07 cent.

Description : D'après la structure des chevilles osseuses et des molaires supérieures, ce crâne doit être attribué à une femelle adulte de Gazella dorcas. Comme précédemment, la mâchoire inférieure manque en totalité.

Conservation : Mauvaise. L'occipital et la partie antérieure de la face sont brisés.

29516. Bœuf africain. — Squelette. — Longueur du corps, de la première apophyse épineuse dorsale à rextrémité des ischions 1 m. ÛG cent., hauteur au garrot 1 m. /la cent. — Sakkarah (pi. VII).

Description : L'étude faite au Muséum de Lyon par M. le professeur Lortet, des nombreux restes de bœufs momifiés recueillis à Sakkarah et Abousir, a montré que tous ces animaux appartiennent à la race Bos Afncanus, Filzinger, dont les immenses troupeaux habitent de nos jours les régions du Bahr-el-Gazal et du Haut-Nil. Cette race se reconnaît aux caractères suivants : Animaux de grande taille, hauts sur jambes, à garrot proéminent. Les cornes généralement très développées, en

forme de croissant ou de lyre, sont dirigées suivant un plan faisant un angle de 120 à 1^0 degrés environ avec le front jfig.5).

D'après l'ensemble du squelette n° 9 9 5 1 6, l'individu qu'il représente devait être un excellent coureur ; il offre nettement l'aspect cervoîde remarqué par MM. Lortet et Schweinfurth comme caractérisant le bétail du Bahrel-Gazal.

Les os des membres , notamment le fémur et l'humérus, montrent une gracilité qui les différencie facilement de ceux des bœufs domestiques européens. La forme des os du bassin prouve qu'on est en présence d'un individu mâle : Le diamètre bi-ischiatiqueest,en effet, inférieur au diamètre bisiliaque, alors que chez les femelles on trouve toujours un rapport inverse, le diamètre bisiliaque étant constamment inférieur ou égd au diamètre bi-ischiatique. En outre, la symphyse pubienne est très épaisse, et la courbe formée par le détroit inférieur du bassin est angulaire, au lieu d'être largement arrondie comme chez les femelles.

La tête est peu volumineuse. Sa longueur totale est de o m. i6 cent., du sommet du front à l'extrémité antérieure des prémaxillaires. Ce qui frappe en la regardant de face, c'est l'aplatissement du front; ainsi que la ligne parfaitement horizontale cjui réunit, au sommet du crâne, les deux axes osseux des cornes. Voici les dimensions de la tcte osseuse :

Du chignon à l'extrémité postérieure des os du nez o m. qiS mill.

De l'extrémité postérieure des naseaux à l'exlréniité antérieure des

prémaxillaires o 245

Du chignon à la ligne transverse sus-orbitaire o 190

De la ligne sus-orbilaLre à l'extrémité antérieure des prémaxillaires. . . o 1270

Technique : Le corps de ces animaux n'a pas été momifié en totalité, avec les muscles et les viscères, comme celui des vertébrés de petite taille. Ces bœufs ont été d'abord enterrés , ainsi que le rapporte Hérodote , puis , les cliairs étant tombées en putréfaction , les ossements ont été exhumés et barbouillés de bitume avant d'être placés dans la sépulture. L'historien grec raconte ainsi la cérémonie des funérailles. « Les Egyptiens font aux bœufs morts des funérailles de la manière suivante : Ils jettent dans le fleuve les femelles et ils inhument les mâles dans leurs faubourgs, laissant passer de terre une corne ou deux comme monument. Quand la putréfaction est complète et que le temps prescrit est écoulé, un bateau arrive pour prendre les squelettes que l'on enterre tous au même endroit" i^Euterpe, § /i 1).

Les principales nécropoles où l'on ensevelissait les restes des bœufs mâles, sont celles d'Abousir et de Sakkarah. Les premiers voyageurs ont vu, au siècle dernier, d'innombrables momies qui ont souvent été recueillies pour le service des raffineries de sucre de l'Egypte.

A côté de ces cimetières de bœufs vulgaires, se trouvait le Sérapéum de Sakkarah où étaient ensevelis les Apis sacrés, honorés à Memphis.

Les bœufs Apis étaient de couleur noire avec des taches blanches disposées régulièrement. Ils avaient sur le front un triangle blanc. Les momies des vrais Apis portent toujours sur le front, cousu sur les bandelettes qui enveloppent la tête, un triangle équilatéral en toile blanche comme le montre la tête du jeune Apis, conservée au Musée du Louvre, à Paris {^La Faune momijiée, fig. 35, p. 56, Lyon, 1908) et qui provient sans doute des fouilles exécutées en i855 par Mariette au Sérapéum de Sakkarah.

A la mort d'un de ces animaux, raconte Diodore de Sicile (traduction Hœfer, 1. I, liv. I, p. 98) et les Egyptiens le pleurent comme un de leurs enfants chéris et l'ensevelissent avec une magnificence qui dépasse souvent leurs moyens. Après les funérailles du taureau sacré , les prêtres vont à la recherche d'un veau qui ait sur le corps les mêmes signes que son prédécesseur. Dès que cet animal a été trouvé, le peuple quitte le deuil, et les prêtres préposés à sa garde le conduisent à Nicopolis (faubourg d'Alexandrie) , où ils le nourrissent pendant quarante jours ; ensuite , ils le font monter sur le vaisseau Tlialami'ge qui renferme pour lui une chambre dorée. Ils le conduisent à Memphis et le font entrer comme une divinité dans le temple. Pendant les quarante jours indiqués, le taureau n'est visible qu'aux femmes. Quelques-uns expbquent le

Catal. du Mutée, n° 3g.5ot. 3

culte d'Apis par la tradition que l'âme d'Osiris passa dans un taureau et que, depuis ce moment, elle n'apparaît aux hommes que sous cette forme, v

Suivant M. Maspero, les bœufs momifiés de Sakkarah ne sont pas tous des Apis, du moins ceux qui n'ont pas été trouvés dans le Sérapéum ou dans les tombes spéciales qui l'entourent. Ils doivent avoir été des animaux secondaires, peut-être les frères et les enfants d'Apis réels. Toutes les momies des vrais Apis ont été détruites par les Chrétiens ou les gens qui ont pillé le Sérapéum. Mariette n'a trouvé que les restes authentiques d'un seul Apis. A celui-ci appartient probablement, comme nous l'avons dit plus haut, la tête emmaillotée de bandelettes, portant le triangle caractéristique sur le front, placée actuellement dans la galerie égyptienne du Musée du Louvre.

D'après les sculptures trouvées par Mariette au Sérapéum de Sakkarah, les Apis étaient des animaux sveltes, hauts sur jambes, pourvus d'un garrot saillant et en tout semblables aux bœufs conservés au Musée du Caire sous le nom de Bos Africanus.

Conservation : Bonne. La huitième côte gauche manque en partie, ainsi que plusieurs vertèbres caudales.

BiBL. : La Faune momifiée, p. iS , fig. 3o.

29517. Bœuf africain. — Squelette. — Longueur du corps t m. 53 cent., hauteur au garrot i m. 62 cent. — Sakkarah.

Description : Le squelette de ce bœuf est semblable au précédent; ses dimensions sont seulement un peu plus élevées. C'est un animal très haut sur jambes, comme ceux qui vivent actuellement dans les régions du Haut-Nil, avoisinant le désert. Le thorax aplati latéralement , le détroit inférieur du bassin angulaire , ainsi que la forte épaisseur de la symphyse pubienne, prouvent que nous sommes encore en présence d'un individu mâle.

L'examen détaillé des rayons osseux des membres montre que ces bœufs anciens étaient des animaux coureurs. On est conduit à cette conclusion simplement par l'étude de la section diaphysaire de certains os longs, du fémur notamment.

Le travail plus ou moins grand des moteurs du fémur devant avoir pour effet de développer plus ou moins le diamètre antéro-postérieur de cet os, il s'en suit que, dans une série d'animaux de même groupe, réalisant la marche ou la course par les mêmes mouvements des membres et les mêmes contractions musculaires, on doit pouvoir mesurer le degré d'aptitude ou d'adaptation à la course de chacun, en comparant les variations diaphysaires du fémur, chez les différents individus de cette série.

En d'autres termes , pour un rayon osseux de largeur diaphysaire et de longueur données , nous pensons que la résistance mécanique doit être proportionnelle au diamètre antéro-postérieur de la diaphyse, en ne considérant bien entendu, que les ossements d'individus également adultes et sains.

Pour connaître la puissance relative des membres chez divers ruminants et notamment chez les bœufs de l'ancienne Egypte, nous avons donc relevé sur les squelettes du

Musée du Caire, les diamètres antéro-poslérieur et Iransverse de la diaphyse du fémur afin de les comparer aux mêmes diamètres pris sur les squelettes de quelques ruminants modernes du Muséum de Lyon.

Voici le résultat très sommaire de ces recherches qui , lorsqu'elles seront étendues aux diverses parties du corps, pourront fournir hien souvent, croyons-nous, d'excellentes indications sur les causes et l'origine de la plupart des différenciations squelettiques :

Bos Africanus, momifiés à Sakkarah (Musée du Caire).

Diamètre antéro-postérieur minimum de la diaphyse du fémur i 4"'"

Diamètre transverse minimum de la diaphyse du fémur 87 5

Indice diaphysaire du fémur o 85

Bos BRACHYCEROS, modemes de Syrie (Muséum de Lyon).

Diamètre antéro-postérieur de fa diaphyse du fémur 3 G""*

Diamètre transverse de la diaphyse du fémur 33

Indice diaphysaire o 91

Bos TAURUs, domestique de France (Ecole vétérinaire de Lyon).

^isLlI

Diamètre antéro-postérieur de la diaphyse du fémur Ito"

Diamètre transverse de la diapliyse du fémur 36 5

Indice diaphysaire o 91

Rusa hippelaphus, moderne de Cochinchine (Muséum de Lyon).

-»iU

Diamètre antéro-postérieur de fa diaphyse du fémur 89°

Diamètre transverse de la diaphyse du fémur 33

Indice diaphysaire o 84

La comparaison de la section des fémurs fait voir que les bœufs anciens de Sakkarah (indice de la diaphyse 0 mill. 85) étaient des animaux presque aussi coureurs que certains cerfs (indice 0 mill. 8i).

Le bœuf à courtes cornes de Syrie, alourdi par le travail à la charrue, ou amélioré pour la boucherie, ressemble aux bœufs domestiques d'Europe. Chez ceux-ci le diamètre vertical dépasse à peine l'épaisseur transverse de la diaphyse; l'indice de la section est, chez les uns et les autres, plus voisin de l'unité (indice 0 mill. 91).

Il serait intéressant de pouvoir étendre ces observations au squelette des bœufs à longues cornes du Bahr-el-Gazal, et de vérifier si les rayons osseux ont gardé, chez ces animaux , la même structure qu'ils avaient chez leurs ancêtres des temps pharaoniques , mais cette vérification ne peut être faite maintenant, les musées ne possédant pas de squelette du bœuf africain moderne.

Conservation : Passable. Trois côtes droites sont fracturées. Les étuis des cornes manquent, ainsi que la plupart des vertèbres caudales.

29518. Bœuf africain. — Squelette. — Longueur du corps i m. 53 cent. , hauteur au garrot i m. kc^ cent. — Sakkarah.

Description : Ce bœuf appartient à la même race que les deux sp(5cimens précédents. Comme ceux-ci il présente l'aspect cervoïde caractéristique. Les os des membres sont grêles. Le garrot, proéminent par suite du grand développement de l'apophyse épineuse des premières vertèbres dorsales, rappelle ce qu'on voit chez les zébus. Mais le sacrum, faiblement incurvé dans le sens longitudinal et percé de trous sous-sacrés allongés d'avant en arrière, est conforme à celui des bœufs ordinaires. De plus, le sacrum de ce bœuf momifié est formé de cinq vertèbres, alors que dans le zébu le nombre normal des vertèbres sacrées est de quatre seulement. Toutefois cette différence numérique n'est pas constante. M. ie professeur Lortet a noté, en effet, soit chez les bœufs domestiques du musée de l'Ecole vétérinaire de Lyon, soit sur des squelettes anciens de Bos Africanus, plusieurs cas dans lesquels le sacrum est composé seulement de quatre vertèbres. On ne doit donc attacher que peu d'importance au nombre souvent variable des pièces qui le constituent.

La différence la plus constante qui puisse être constatée entre les bœufs anciens ou modernes et le zébu, consiste dans la longueur relative des vertèbres sacrées. Celles du zébu sont courtes d'avant en arrière; celles des bœufs africains ou européens sont beaucoup plus allongées.

En outre, les apophyses épineuses du sacrum sont hautes du côté antérieur et diminuent brusquement en arrière cliez le zébu. Chez le bœuf domestique, ces apophyses sont peu élevées, elles ont presque toutes la même hauteur. Enfin, la courbure du sacrum qui est très prononcée chez le zébu , est presque insensible chez le bœuf.

Tous les squelettes anciens de Sakkarah se rapportent bien, par ces différents caractères, à de véritables bœufs et non à des zébus.

L'étude des os des membres donne aussi des indications qui ne manquent pas d'importance au point de vue de la différenciation des zébus et du bœuf africain.

Nous reproduisons ci-après les dimensions moyennes indiquées plus haut pour la section diaphysaire du fémur chez Bos Africanus, momifié, afin de les comparer à celles qui ont été relevées sur des squelettes de zébus conservés au Muséum de Lyon :

Bos Africanus, momifiés à Sakkarah (Musée du Caire).

Diamètre postérieur miaimum de la diaphyse du fdmur ii"'"

Diamètre transverse minimum de la diapliyse du fémur 87 5

Indice de la diaphyse o 85

Zébu de Madagascar (Muséum de Lyon).

r.oui

Diamètre antéro-postérieur minimum de la diaphyse du fémur 44°"

Diamètre transverse minimum de la diaphyse du fémur 4q

Indice de la diaphyse o 96

Zébu de Ceylaii (Muséum de Lyon).

Diaraèire antt'ro-postéiieur minimiini de la diapliyse du fémur 37'°'''

Diamètre transverse minimum de la diaphyse du iériiur 3-2

Indice de ia diajjhyse o 85

Les chiffres qui précèdent montrent (|uc les zébus ne sont pas tous des animaux coureurs comme on le dit habituellement. Celui de Ceylan est bien une forme presque aussi apte à la course (|ue Dos Africanus, mais par contre, le zébu de Madagascar est plus voisin du bœuf domestique amélioré pour la boucherie. D'après la section du fémur, le zébu dé Madagascar n'est pas un animal coureur, sous ce rapport il ne ressemble pas plus au zébu de Ceylan qu'à Bos Africanus, Fitz.

Technique : Les bœufs anciens ont été momifiés de la manière suivante : Après la décomposition des chairs, le squelette a été placé dans une tombe tantôt tel ([uel, tantôt badigeonné de bitume. D'autres fois les ossements , le crâne et les cornes ont été entourés de très nombreuses bandes de toile, de manière à représenter l'animal agenouillé, dans l'attitude du Sphinx. Lorsqu'il s'agissait d'Apis réel on cousait au milieu du front, sur les bandelettes enveloppant la tête, un triangle équilatéral en toile blanche.

Conservation : Passable. Le squelette n" 2()5i8 est badigeonné de bitume. Les étuis des cornes manquent de même qu'une partie de leurs chevilles osseuses. Les os naseaux sont brisés.

29519. Antilope bubale. — Squelette. — Longueur du corps o m. 98 cent., hauteur au garrot 1 m. 10 cent. — Sakkarah (pi. VIII).

Description : Celte grande antilope, de l'espèce Buhalis buselaphus , Pallas, est un animal élancé, à garrot élevé. Les cornes existent dans les deux sexes; elles sont épaisses à double courbure , en partie annelées , sans arêtes et placées au sommet de la tète. La queue , de longueur moyenne , est touffue à l'extrémité (fig. G). La couleur de l'animal est uniformément brunâtre ou fauve , sans aucune tache noire sur la face ou les membres.

La tète osseuse mesure 0 m. /120 mill. de longueur, du sommet du front à l'extrémité antérieure des prémaxillaires; sa plus grande largeur atteint 0 m. 1 2 5 mill. au niveau des arcades sus-orhilaires

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