‹ La fausse clef, ou Les deux filsChapitre 24 sur 59 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Mad. ROBERT , PAULIN, PHILIPPE.

PAULIN

Bonjour, ma mère.

MAD. ROBERT

Bonjour mon cher Paulin; as-tu pensé au départ du capitaine Brice ?

PAULIN

Oui, ma mère, ( ai^ec tristesse ) c'est demain.

MAD. ROBERT

Philippe m'a dit qu^il mettait à la voile au point du jour.

PAULIN

Il est vrai.

PHILIPPE

Il a raison, ma foi; c'est le bon moment; le vent fraîchit d'avantage , et puis on évite tous les adieux. PAULIN , soupirant.

Les adieux !...

PHILIPPE

LTn équipage , il y a tant de monde !... c'est un mari qui laisse sa femme, et qui fait semblant d'être chagrin; c'est un amoureux désolé de quitter sa maîtresse ; c'est une mère...

^9 PAoui., , ^d /approchant de madame liooert.

Lne mère !

MAD. ROBERT , prenant la main de son fils.

Oh ! pour la mère, sa douleur doit être bien vive !.,.

PAULIN , ^e détournant.

Hélas !

PHILIPPE

Ça me fait penser que j'ai encore quelques petites commissions h fjiire pour le capitaine ; j'y cours ben vile. Ala tante , et toi surtout, Paulin (i) , ne m'oubliez pas dans vos lettres ; d^tfs a mon oncle ben des clioses ; que je lui i'ais brn descomplimeusdema part... et puisque je l'euibrasso de tout mon cœur, avec lequel j'ai l'honneur d'ctre,.. Knfin arrangez tout ça comme vous voudrez , pourvu qu^il sache que je l'aime tant que je peux, et que je donnerais tout au monde pour le revoir auprès de nous. ( // sort en courant ).

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