‹ La fausse clef, ou Les deux filsChapitre 28 sur 59 · PAULIN, BRICE, EMILIE · texte numérisé non relu

PAULIN, BRICE, EMILIE

3RICE, paraissant brusquement à la porte du fond. Pardon, je vous dérange peut-être.

PAULIN, cachant le soui^enir.

Imprudent !

ERIGE.

Ne rougissez pns, mademoiselle; je suis l'ami, le confident de Paulin, et je m'intéresse à tout ce qui peut le rendre heureux.

EMILIE, ai^ec embarras. '

J'étais venue... je croyais...

ERIGE.

Ah ! ça, mais de quoi s'agii-il donc? Vous me semblez tous deux bien tristes, bien émus !...

EMILIE

C'est que...

ERIGE.

Je devine ; il vous fesait ses adieux.

EMILIE

Ses adieux?

ÎPAULIJV.

Capitaine!... ,

ERIGE.

Allons, du courage... cette absence...

EMILIE

Que parlez-vous d'absence?

PAULIN, à'Brice.

Ah! par pitié!...

EMILIE

Qu'avez-vous, M. Paulin?... vous ne nous quittez pas... vous ne pouvez nous quitter jamais!.... vous détournez la vue! vos yeux se remplissent de larmes!... ERIGE, remontant la scène.

Chut! chut!... voici quelqu'un,

PAULIN

C'est ma mère!... aynom du ciel, mademoiselle, ne dites rien !

EMILIE, à elle-même.

Que dois-je penser?

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