PAULIN, BRICE, EMILIE
3RICE, paraissant brusquement à la porte du fond. Pardon, je vous dérange peut-être.
PAULIN, cachant le soui^enir.
Imprudent !
ERIGE.
Ne rougissez pns, mademoiselle; je suis l'ami, le confident de Paulin, et je m'intéresse à tout ce qui peut le rendre heureux.
EMILIE, ai^ec embarras. '
J'étais venue... je croyais...
ERIGE.
Ah ! ça, mais de quoi s'agii-il donc? Vous me semblez tous deux bien tristes, bien émus !...
EMILIE
C'est que...
ERIGE.
Je devine ; il vous fesait ses adieux.
EMILIE
Ses adieux?
ÎPAULIJV.
Capitaine!... ,
ERIGE.
Allons, du courage... cette absence...
EMILIE
Que parlez-vous d'absence?
PAULIN, à'Brice.
Ah! par pitié!...
EMILIE
Qu'avez-vous, M. Paulin?... vous ne nous quittez pas... vous ne pouvez nous quitter jamais!.... vous détournez la vue! vos yeux se remplissent de larmes!... ERIGE, remontant la scène.
Chut! chut!... voici quelqu'un,
PAULIN
C'est ma mère!... aynom du ciel, mademoiselle, ne dites rien !
EMILIE, à elle-même.
Que dois-je penser?