SCÈNE VIII
PAULIN, BRICK, IVIad. ROBER]\ EMILIE.
MAD. ROBERT,, h BvicC.
\ox\s avezprislapoinedevenir, INlonsieur; je suis fôcliee (]e ne m'ètre pas trouvée ici.
BRICE
J'arrive^ madame, et j'étais en bonne compagnie.
MAD. ROBERT
Votre père ni'aiirait-il demandée, Emilie?
PAULIN
Mademoiselle était venue passer une heure auprès de vous.
MAD. ROBERT
C'est bien aimable, {à Erice) Je ne puis encore profiter de votre complaisance, monsieur; on vient de signaler un vaisseau portugais; peut-être m'apporte-t-il des nouvelles de mon époux; il y a si long-temps que nous n'eu avons reçu! Je désire m'en assurer avant de vous donner nos lettres. Paulin passera ce soir à votre bord.
CRICE.
Je vous prie de compter entièrement sur moi.
MAD. ROBERT
Si VOUS voyez mon pauvre Robert, parlez-lui bien de nous, et surtout de son fils.
BRICE
De son fils!... oui, madame, oui.
MAD. ROBERT
Si VOUS saviez tout ce qu'il a voulu faire pour lui !
ERIGE.
Je vois ce qu'il fait, et c'est assez.
MAD. ROBER.T
Si son père n'est pas libre, ce n'est pas sa faute, monsieur, c'est moi seule qui l'ai empêché d'allei" prendre sa place; il voulait partir.
EMILIE
Partir, M. P^iulin!
MAO. ROBEnx.
Ce généreux projet oftrait tant de difficultés!... je pouvais les perdre tous deux.
EMILIE, a^ec un trouble toujours croissant. Les perdre !
PAULIN, à part. Je tremble 1
MAC. ROBERT
Que me serait-il alors resté sur la tene?
EMILIE
Ali! M. Paulin!...
MAD. ROBERT
Qu'avez-vous, Emilie?
EMILIE, dans le plus grand trouble, et les larmes aux yeux.
Je ne sais... tout ce que j'entends.... tout ce que vois.... ce que je crains...
PAULIN
De grâce, mademoiselle!...
MAD. ROBERT
Expliquez-vous, Emilie.
EMILIE
Son trouble!... les discours de M. le capitaine... il veut partir, madame, il veut nous quitter; j'en suis sûre. MAD. ROBERT, couraut à Paulin.
Nous quitter!... mon fils!...
PAULIN
Tout est découvert!...
EMILIE
Empêchez qu'il ne s'éloigne... je cours prévenir mou père. {Elle sort précipitamment).
Se peut-il?.... Tu voudrais m'abandonner?
PAULIN
Ma mère!...
MAD. ROBERT
îjonge, Paulin, que je n^y survivrais pas!...