‹ La fausse clef, ou Les deux filsChapitre 6 sur 59 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

BRICE, DUBREUIL, EMILIE, Mad. ROBERT, en« suite PAULIN.

EMILIE, accourant.

Mcn père, mon père, Voici M. Paulin î

DUBREUIL

Paulin !

BRICE

Tudieu! qvelle vivacité!

EMILIE

C'est sa mère qui le ramène.

DUBREUIL, bas à Brice.

Le drôle arrive bien. Vous m'avez fait parler si longtemps de lui que je n'aurai plus la force de me fâcher. EMILIE, bas à Mad. Robert.

Approchez sans crainte. Jl rit; son humeur est passée.

MAD. ROBERT

Monsieur...

DUBREUIL

Eh! bien, madame, vous l'avez donc enfin découvert?

MAD. ROBERT

Oui, monsieur. Je l'ai cherché vainement dans plusieurs maisons où j'espérais le rencontrer, et à mou retour, je l'ai trouvé qui se hâtait de rentrer.

DUBREDIL.

lï était temps... lia mené une jolie conduite, aujourdliui!

MAD. ROBEBT.

C'est la première fois , monsieur.

DUBRECIL.

Vous a-t-il appris ce qui l'avait retenu si long-temps?

MAD. ROBERT, avec eviburvas.

Monsieur...

DUBREUIL-

Ah! ça, mais où est-il donc?

MAD. ROBERT, h PouUn qui ejitre avec timidité (i). Approclie, mon fils.

DUBREUIL

Vous voilà, monsieur !... Pourquoi n'éûez-vous pas ici ce matin ?

PAULIN

J'ai eu tort, monsieur... mais croyez bien...

DUBREUIL

Point de protestations. Dites-moi la vérité.

PAULIN

Monsieur...

DUBRETJIL.

Je vous l'ordonne.

J'ai en le bonheur de rendre service à un infortuné qni se trouvait dans une situation bien pénible, et je ne dois

pas...

DUBREUIL

Vous devez ne me rien cacher, et...

MAD- ROBERT

Monsieur, j'oubliais de vous dire que la voiture de M. le président de Montesquieu vient de s'arrêter à votre porte.

(i) Brice, Dubreuilj Paulin, Madame Rohen^ÈinUie.

DLBREUIL.

Comment! M. le président est à Marseille, et je ne le savais pas !

BKICE.

Le président de Montescpiien !... ce magistrat célèbre , dont les écrits sont admirés de toute l'Europe, et dont nous ne parlons en Amérique qu'en bénissant son nom?

DUBUEUIL.

Lui-même. Jelui dois tout; ma tranquillité, ma fortune !... jugez si je dois m'enorgueillir de son amitié !

J>IAD. P.OBEUT.

On vient de le conduire à votre appartement.

CUBREUIL.

Je cours le recevoir ! Paulin , arrête ce compte. Le capitaine désire quelques articles de plus ; fais-les lui livrer... Ae croyez pas que cela se passe ainsi. Je veux connaître la cause de votre longue absence... et plus tard... EMILIE (i).

IMais, mon père ; M. le président va vous attendre.

DUBREUIL

J'y vais. Que l'on appelle Edouard. Emilie , viens avec moi.

EMILIE

Comme cela ! impossible mon père... Une minute a ma toilette, et je suis à vous.

«UBUEUIL. .

Ta toilette vj... en ce cas, ^1. le président peut se disposer à passer ici la soirée.

EMILIE

Je vais vous prouver que vous me jugez mal.

MAD. IlOBERT.

Je vous suis, mademoiselle, (lis sorten.' par l'escalier ^ Paulin entre dans les bureaux ).

(i) Brice , Duhreuil ^ Emilie, Madame Robert, Paulin.

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