SCENE Y
SOLANGES, CHARPENTIER, St.-EÉLIX. Ils entrent un peu avant la fin de l'air au moment ou AdoL phe succombe.
* SOLANGES
Adolphe 1
On l’assassine. )
^ SOLANGE s.'
Colons à son secours.
DRAME
SOLATîGES, St.-EÉLIX, CHARPENTIER.
Ceux-ci descendent dans la plaine ^ se précipitent sur les trois chefs. Combat. — ■ Cependant le prince recueille ses forces , et se défend contre un chef sur la montagne , le prince est désarmé et va périr , lorsque S o langes ^ St. -Félix et CJtarpeniier vainquent , viennent à son secours : le chef des Indépendans se sauve ^ le prince tombe pi'esque dans Veau , et s^accroche à une branche d’arbre, Fableau de la mort du duc de Brunsvick. Us prennent .Adolphe dans leurs bras et V apportent sur le devant du théâtre,
CH ARPENT 1 ER, Soupirant.
Le voilà pourtant en notre pouvoir.
St.~f É L I X.
Oui, mais dans quel moment ? ' «
SOLANGES,. d’une fureur étouffée.
Tyran , tu mérites la mort 3 mais nous t’accordons la vir pour réparer tes crimes.
SCENEVII.
( St. -Félix engage Solanges à se taire, Adolphe revient à lui ^ et y encore tout effrajé , crojant parler à des brigands , dit à genoux, )
ADOLPHE
Mes amis , prenez mes bijoux , mon or , et laissez-moî la vie ; je jure, foi de prince, de ne faire aucune démarche pour tâcher de vous connoître.
Prince , reprenez vos sens. Nous sommes des étrangers qui vous avons sauvé la vie, et non de vils brigands.
SOLANGES
Nous combattons , et nous n’assassinons pas.
ADOLPHE releve et examine les étrangers. Généreux libérateurs , excusez la méprise où le trouble et ma situation m’ont jeté. Parlez , qui êtes-vous ? Gomment puis-je m’acquitter du rare service que vous m’avez rendu ?
SOLANGES
En brisant les fers de la plus sensible des femmes , de la plus tendre des épouses , en rendant une mère au malheureux Solanges.
ADOLPHE
Solanges !
SOLANGES
Oui , c’est lui qui tombe à vos pieds , et qui vous demande la liberté de l’infortuné© Caroline,
H tAFArSSEMERE,
ADOLPHE
De Caroline ?
SOL ANG ES
{Au nom de la nature.
St* F é I# I X De Phonneur.
charpentier. - De l’iiumanité.
Ils se jettent à genoux et supplient Adolphe , qui est la proie ^ de mille riiouvenicns confus. A la fin ^ il se remet ^ et prend un air de satisfaction.
ADOLPHE
( A port. ) Dissimulons. ( haut. ) J’attaclie beaucoup de prix, sans doute à la .possession de Caroline, je ferai un grand effort en vous la remettant ; mais quelque peine qu’il m en coûte , ce n’est point assez. Je veux y joindre des titres , des grandeurs, des richesses immenses.
^ Je ne veux rien que ma mère. Ses embrassemens suffiront a mon cœur et aux vœux de mes braves amis. ;
ADOLPHE, après un silence. ,
Vous aurez Caroline.
SOLANGE s.
Soyez sûr cjue mon éternelle reconnoissance...