‹ La fausse mere, ou, Une faute de l'amourChapitre 15 sur 33 · FIN DU SECOND ACTE · texte numérisé non relu

FIN DU SECOND ACTE

Le théâtre représente un des salons du prince; on y distingue, le meuble le plus somptueux ; un riche soplia est sur la gauche. Le salon est éclairé par des lustres , la porte du milieu est ouverte, et laisse voir un vestibule orné de lustres. Au lever du rideau , les nègres sont occupés à apprêter le salon , ils sont grouppés diversement I leur chef les commande. Sur la fn de la musique, St.-André entre , applaudit du geste au chef des nègres , et leur ordonne . de sortir.

A N I) R , seul.

Doîs-ie en croire le bruit qui s’esf répandu? Le prince auroit été attaqué par des brip;ands, sa suite auroit été dispersée ? qu’y auroit-il là d’étonnant. Adolphe n’est point aimé , et ses sujets tôt ou tard peuvent se révolter contre lui. 11 ne sait pas gouverner, il se livre trop ouvertement à son caractère. Au demeurant, sa mort dérangeroit furieusement tous mes projets de fojtune j j’ai plus d’ain moyen pour réussir; je suis flatteur, cummode , rampant et expéditif; je vaux mon pésant d’or. Adolphe ne m’estime guère, je le lui rends bien; il paie généreusement, voilà le principal. Bien des

LAFAUSSEMEREj

hommes qui se piquent de grands semimens , ne deman-deioieiit pas mieux que d’occuper ma place... Mais le prince s’avance. ■ ^

ADOLPHE, St.- A N DUE, Gardes.

-Adolphe ^entre , fait a St,- André de rester j et signe 4

ses ^aracs et à sa suite de le laisser seul ^ deux officiers restent clans le fond du théâtre. )

Mon cher André , conçois-tu quelque chose de mon sort ? ce que Je supposois pour eihra

e à la bisarrerî®

•J . - — j, J. w v^ixTayer Caroline ^

le destin le réalise, et Soianges fils est en mon pouvoir.

Soianges!

ADOLPHE. . J

liUi-meme , il m’a délivré des b' igands,

ANDRE. '

C’étoit donc vrai ?

ADOLPHE. '

Que trop.

ANDRE, bassement»

Ah! mon prince, que je suis touché.

ADOLPHE

^Laissons là les fadeurs. Soianges fils est en mon pouvoir,. €t je ne puis me venger.

ANDRÉ

Qui vous en empêche ?

La prudence... Il vient redemander sa mère.

Et vous la lui rendrez ?

Jamais.

ADOLPHE

ANDRÉ

C’est ce que je disois.

ADOLPHE

Je voudrois me défaire de Soianges et des deux autres personnes qui m’ont secouru avec lui, la reconnoissance n’est pas faite pour m.oi, c’est un fardeau qui m’oppresse ! Quel moyen prendre ?

ANDRÉ

Un seul.

Quel esl-il?

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