‹ La fausse mere, ou, Une faute de l'amourChapitre 16 sur 33 · ID II A M E · texte numérisé non relu

ID II A M E

ANDRÉ

ANDRÉ

La clémence",

Moi clément !

Par politique;

Aurois-tn des remords?

ANDRE

Vous ne le pensez pas.

ADOLPHE

C’est vrai! mon peuple que je crains.

ANDRÉ

C’est précisément ce qui me fait vous parler ainsi ; qije ces étran&ers disparoissent secrètement, on se taira , mais le soupçon planera sur votre tête ; qu.’ils périssent publiquement (on ne nianqueroit pas de prétexte contr’eux, ) les esprits, se soulèveront ; qu’ils partent l’un et l’autre sains et sauts, li y auroit de la duperie, puisque l’un d’eux est votre ennemi.

ADOLPHE.’

Et mon ennemi mortel !

ANDRÉ

Il faut concilier tout ensemble et la haine et la considération, comblez-les de caresses, ajoutez-y des présens ^rmi lesquels seront des flacons empoisonnés ; les latigues de la route, des circonstances quelconques porteront les voyageurs à en faire usage; vous serez vengé, et sans vous compromettre.

// ADOLPHE

Tu m’ouvres les yeux, mais Caroline ?

Vous trouverez une défaite, un prince a milleTmotifs pour manquer à sa pardle.

Page 1