CAROLINE, ISAURE
C’est toi, chère Isaure, je n’espérois pas te revoir. Ah î chère amie, quel affreux tableau l Là, derrière, une temme.. La faim.... écartons cette image. Je te vois sans doute pour la dernière fois. Parlons du seul objet qui paisse m’intéresser. Mon fils est donc au pouvoir d’Adolphe? Quel tourment lui fait-il éprouver ? Parle , sois sincère , vit-il encore ?
isaure.
Qui , ma chère Caroline. . ^
Ï-A FAUSSE Mère,
deJLl <î“® 8°“‘«
Laissez-moivous cacher les horreurs, armei-vous de cou-
rcrgc-
«T 1 CAROLINE
Farle, quel nouveau malheur as-tu à m’apprendre?
’ calmez-vous. Je crains l'excès de votre joie.
Eh bien ?
-tt * . > I s A U R E.
Il est ICI.
Tl -I* ^CAROEIKK.
I>ans ce cnateau ?
Oui. I s A U R E. , ‘ :
Qui l’a introduit? ^ ^ ^ ^ .. , ;
Tiyr - I s A ü R E.
Moi. r
Al iT^ A'Ro L in 'Ey se jetant au cou d*I sauve',
Ail ! Isaure , |e reconnois ta vive amitié.
Tr TT 1 . I s A U R E.^
vous allez le voir. , '
J CAROLINE
Mon fils?
. . I s A tr R E.
Jjiji-meme. Je crains pour vous.. 1
CAROLINE, avivement.
JNe me trompe pas, Isaure, il m’en coûteroit la vie.
J ai forcée de lui faire prendre l’accoutrement et la coulep duc^efdeces üolrs affreux, que le barbare Adolphe n’a mis auprès de vous que pour vous tourmenter.
. . CAROLIN E.
Ah! son déguisement et ses traits ne font rien î C’est à sa tendresse pour moi que je l’aurai bientôt reconnu.
I s A. U R E, /a larme à Vœil, prenant la main de Caroline. — . et la pressant contré son sein,
Puisse-je réparer ma faute. Fuisse ma démarche sincère, vous prouver tout l’intérêt que la malheureuse Isaure '
-rr J • ^CAROLINE.
Vas donc, je brûle de le voir, {^Isaure sort, )
TîT 1 CAROLINE, barbare l’a résolu.
est son arrêt.
, , ǫe dis-tu ? ^ ^ R O. L I N s.
»'avanr?,!?^“ «î’Adolphe sont révoltés co*ntre lui; des troupes è Wfli caateau ^ mes amis et mou père marchât
CAROLINE
^ leur tête.
Solanges ?
' , ^ SOLANGES
Xui-même , îe ciel a fixé ce jour pour celui de notre réunion; üT ri Caroline.
V J iiion- époux, A présent, je le sens , la mort
seioit douloureuse pour moi ! J’entends du bruit. '
C est Adülplie.
s O L A N G E s , mettant la main sur la garde de son sabrt Il est mort. — ^
Caroline^ elle se jette sur lui.
Mon fils.
^ Solanges, au nom des Dieux, au nom de votre mère dissimulez. Il n’est pas tems d’éclater. Fiez - vous à ma prudence et à ma conduite. ^
SOLANGES
J*'obéis... Quel elFort. '