SCENE III
JULIERS,VERSÈUIL ou SO LARGES,
-sortent de là deuxieme coulisse à gauche. M A ü B R A Y St.-EÉLIX , St.-AXDRÉ , SOPHIE ’
C H A R P E N T I E R sortent du château.
Monsieur Maubray a donc terminé le sort de l’ami Verseuil ?
maubray.
J’ai voulu vous surprendre agréablement, et, M. Juiiers sur-tout: C’étoit le moyen de le .rappeler à la gaîté ; car de tems a autre, il a des accès de mélantolie. Demain , l’hymen unira nos deux enfans , l’aimabie Sophie voudra bien me pardonner ce nom. Quant à M. Juiiers, Vemeuil le regarde comme son père. ^ ‘
JULiERs. ( Altération sïir sa figure et sur celle de Solanges ou V crscuil. St.- André les examine. )
Comme un ami du moins qui ne l’abandonnera jamais.
St. - A N D R K , Cl Juiiers moriirant Solanges.
V ous avez cela de commun avec tous ceux qui le fréquentent.
® ^ I x: , Jr'oidement.
Verseuil me coniioît dès l’enfance , il peut répondre pour SOLANGE s.
Mes bons amis, Je sais vos sentiraens. Vous, monsieur, ( a Maubray é) qui me donnez Sophie , et que je peux appeler mon père. Vous, {à Juiiers ) qui méritez si bien ce titre , mon respectable guide, vous exaltez mon ame. Aliicomoien je jouis eu ce moment , puisque je vous vois lieu— reu.x de mon bonheur. ' .. -fr
drame.
A demain 'donc. Le terme n'est pas trop prompt si i'eri juge par la rougeur qui couvre le front de ïa timide Sophie"
Tr S o P H I E 5 e/l sourianl.
Vous ne me pardonnez rien.
SOLANGE s.
défendre d’une impression qui fait votre eloge , la pudeur est le plus bel ornement de la beauté.
-'«'«■"araant me lotie , je n«ai plu.
Cl autre paiti a prendre cjue celui de me taire. ^
St. -P É
L I X , souriant.
~ J oKJu.ii.unL,
aiïw fouf V?"' ’ mademoiselle , qui vou,
cassf le bras ‘^^®^S’'e'«ent-la. Je fais une chfite , je ma
Seur ret’ T ^hez un hou, me hftmain et
fenil erà’M ^ permet à Ver-
seuii et a M. Juliers de venir me consoler : mes amis de-
vous”fdore'' ܰL hf h‘‘'r ’ ’i'oft ^ vous aime,
flfTrPii’ir f ^ I inattenaiie , c est un tour
cEt un' {Z' me haïr ,
T SOPHIE, malignement\
V ous le mériteriez.
P®?*®® P” ’ mon cher St.-Félix. Quant à moi m
PamiSr"^’ ‘'“P *1®" mains’ de
. , S T. - A N n R E' 5 à Soîanees.
pe^et'^Pll'd’fin douceurs, mais il a ajissi ses
peines. L'ius ci un epoux a regretté....
®" possédant Sophie? Près
d elle , onbherois toute la terre , si mes amis n’y étoient pas <.^t--^ndre,ettefun .ement sur Fevseuil, desregards où se pcignent tout a-la-fois la haine et la scélératesse). charpentier, J rerscuil.
\ oulez-vous permettre, monsieur, à un ancien serviteur
tde°moS’ Ehf ? P'-^^Te^mdf
êtes faits l’nn’t^i/ vous em isage , et plus je vois que vous
votre , h vtirf^ • xr" *“® ® chacun se peint siir
donne^e'^droit*d'p'^i>^°'**'n*^*^f^ heureux tous deux, si la vertu
Ssilibremii P®ct-étre de vou.
P SI librement, un/ vieux domestique tel que moi...
Est un homme cor^e un autre. La*'distinction des rangs
ne fait rien aux sentimens , et Phomme qui m’aime est toujours mou é^al. ( Lui tendant la main affectueusement. )
Bien,' Tmlanges, voilà la vraie philosophie.
Aillons 5 messieurs, reu'i^ns-nous , ne troublons pas la félicité de Solari.oes et de Paimable Sophie; laissons-leur Pheureuse liberté de s’épancher en secret, de s’ouvrir réciprocjue^ ment leur cœur.
‘Non, flier Maubray, ne livrons pas ces jeunes amans à une sécurdé qui pourroit être trompeuse : leur bonheur se prépare s J us doute, demain en est le terme désiré.... Mais il y a loin (P. ci là; dans une heure peut-être... Je vous demande en grâce un moment d’entretien secret.
A l’hetu'e même. Je vous attends dans le pavillon qui bcTrne cette avenue.
Pardon , bclle^ Sophie , je trouble votre allégresse, c’est bien malüié moi. J’étois Pami intime du père de Verseuil. Il m’a transmis tous ses droits sur lui, et je me trouve en ce nicmeut , dans la dure nécessité d’en faire usage.