‹ La Fayette dans la révolutionChapitre 10 sur 14 · Wittmold, 5 vendémiaire 1798 (26 septembre · texte numérisé non relu

Wittmold, 5 vendémiaire 1798 (26 septembre

produites dans la France d'alors par l'organisme monarchique. Et le sujet n'a pas quitté son esprit, ensuite; ses Mémoires font connaître que plus tard il en avait réuni les matériaux; même, le livre était composé, le manuscritn'a pas été retrouvé.

11 est peut-être à Chavaniac, dans des liasses inexplorées encore.

Par le traité de Campo-Formio, le Directoire a imposé à l'Autriche la libération de La Fayette, mais à condition qu'il restât hors de France. Le temps s'écoule pour lui en épanchements de famille rendus par là perplexes, en nécessités de changer de lieu, en supputations d'établissement par de là l'Atlantique. Au fond, c'est en France

qu'il voudrait rentrer. Il le voudrait pour sa famille et pour lui, il le voudrait par patriotisme. A son admirable femme, qui dans des séjours successifs à Paris s'ingénie à obtenir qu'il y revienne, il écrit :

« Certes il faudra bien, pour que j'aille en » Amérique, ne pas conserver la moindre « espérance de servir ici ma patrie. Quand «je vois s'avancer, avec les plus détesta- « blés intentions, la coalition contre la « France et l'humanité entière; quand je « reconnais mes ennemis personnels à la « tête de cette affreuse ligue, il me semble « que je n'ai autre chose à faire qu'à me « ranger de l'autre côté et me battre jusce qu'à extinction. Point du tout. L'autre « côté me témoigne presque autant de mal- « veillance \ »

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