‹ La federation iberiqueChapitre 17 sur 19 · POUR FINIR · texte numérisé non relu

POUR FINIR

A l'heure actuelle, en Portugal, la presse monarchiste entreprend contre les républicains une violente campagne à cause du congrès de Radajoz; elle nous accuse d'être des traîtres à la patrie, des lâches, des misérables et autres aménités du même genre.

Il nous serait pourtant facile de réfuter ces violentes diatribes en nous appuyant sur l'opinion d'un illustre historien, ami du roi, INI. Oliveira Martins (1), car ce sont précisément les monarchistes les plus influents, tels que le duc Saldanha, le duc de Palmella, Passos Manoel et autres, qui ont le plus travaillé pour V Union ibérique. Nous ne le ferons pas, car... nous connaissons depuis longtemps les sources de ces injures qui nous sont adressées.

Nous ne cessons de réclamer envers et contre tous le droit d'avoir une opinion et de pouvoir librement la manifester. Nous avons déjà déclaré ailleurs que la réalisation de nos idées ne dépendra pas de nous ou de nos amis ; elle dépendra surtout de la volonté du pays, librement manifestée dans les Chambres constituantes; elle dépendra de l'évolution historique, comme toutes les idées et tous les faits scientifiques.

Donc, pourquoi ces criailleries inutiles, pourquoi ces intrigues grotesques? Pourquoi ces inf^iUies calomnies? Pourquoi cette comédie ridicule qui déshonore et avilit tous ceux qui la jouent ou feignent de la jouer?

Nous repoussons avec toutes nos forces YUnion ibé' rique\ et si, demain, Tindépendance de notre pays était

(1^ Portugal contemporaneo.

menacée et avait besoin de notre bras pour la défendre, tous ceux qui sont allés à Badajoz, seraient prêts à se sacrifier pour la patrie en danger ; l'histoire du parti républicain le prouve suffisamment pour que nous n'ayons pas besoin d'insister davantage.

Oui! vive l'indépendance nationale! crierons-nous avec tous ceux qui nous accusent. Etant fédéralistes convaincus, nous sommes, par cela même, nationalistes. L'idée de fédération n'exclut pas l'idée de patrie, et, si nous voulons la fédération, c'est précisément pour faire respecter notre patrie devant l'étranger, c'est pour assurer dans l'avenir son indépendance et son intégrité territoriale.

A nous tous, portugais, de crier hautement :

1 7Ve V in dépen da ii ce n a lion a le ! l'iVe la Fédéra lion ibérique!

MAGALHÂES LIMA

DIRECTEUR DU JOURNAL O SeCUlO, DE LISBONNE

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