‹ La fédération nationale des Canadiens-français [microforme]Chapitre 2 sur 5 · PAST ER · texte numérisé non relu

PAST ER

, de perséet finit par qu'il obtint français ct

rent puisde 1837, à maîtriser

et la proe, Cessa de \ la partie

taires, viC- | irréconciotre sang, aient puisé >rces suffi-

permis de y ne perdit l'avait dù

nique, perp dont elle ble que par

tolérer son itique sous

Baptiste de 1ssociations bre de ces

sans bruit, orce incomation cana-

structibles, ses compale son pays.

an-Baptiste 1ts citoyens

RE

qui l'ont dirigée, et aussi par suite du développement continu et prodigieux de la population française.

Par une sorte de miracle, sans le secours de l'immigration et par le seul effet de la natalité, les descendants des 63 000 Français, restés dans la province de Québec après la conquête, atteignaient, dès l’année 1866, le chiffre d’un million d'âmes.

De ce petit peuple bien décidé à tout tenter pour !la défense de ses droits, l'Association Saint-Jean-Baptiste avaitifait}une phalange invincible dont l'hostilité compromettait gravement les intérêts britanniques dans la colonie.

L'Angleterre dut aviser, etse décida à faire à ses suje‘s français des concessions sérieuses.

En 1867, le Parlement de Londres vota « l'acte de l'Amérique britannique », qui érigeait, sous le nom de Dominion of Canada c'est-à-dire de Puissance du Canada, les possessions anglaises du nord du nouveau monde en une <onfédération de sept provinces pourvue d'une large autonomie.

La ville d'Ottawa devint le siège du gouvernement fédéral, les langues française et anglaise furent déclarées l’une et l’autre officielles dans toute l'étendue du Dominion, et l’on accorda aux catholiques des prérogatives particulières à leur religion, notamment en matière d'enseignement public.

Enfin, chacune des provinces de la Confédération devint libre de procéder, comme elle l'entendrait, à son organisation intérieure, et de constituer à sa guise son gouvernement particulier.

Nos anciens compatriotes en profitèrent pour faire de la province de Québec, au point de vue politique et social, une France nouvelle, une France catholique et américaine, qui compte à j’heure actuelle près de 1 500 000 individus appartenant à notre race et pratiquant noire religion nationale.

Gette province est, il est vrai, la seule qui soit presqne exclusivement peuplée de Français, mais elle est, après celle d'Ontario, la plus importante de la confédération.

En outre, 500 000 Canadiens-Français, disséminés par groupes plus ou moins considérables dans les autres parties du Dominion, s'y organiseat ct s’y administrent en toute liberté.

Nous verrons enfin tout à l'heure que nos anciens compatriotes sont établis en très grand nombre dans les États de l’Union américaine limitrophes de lcur pays.

Ainsi, depuis 1867, les Canadiens-Français jouissent d’une très large autonomie dans la province de Québec, et possèdent dans les autres parties cle la Confédération des prérogatives spéciales à leur nationalité.

20 LA FÉDÉPATION NATIONALE

On le voit, l'Alliance Gaint-Jean-Baptiste pouvait Se montrer fière, à juste titre, de ces fructueuses conquêtes qui étaient en grande partie son œuvre:

Toutefois, son rôle était loin d'être terminé, Cal 108 anciens compatriotes ont toujours à compter avec l'hostilité des Canadiens- Anglais qui disposent de la majorité dans les gouvernements particuliers de six provinces, dans le parlement d'Ottawa et le gouvernement fédéral, et écoutent docilement les conseils des loges orangistes, irréconciliables ennemies de notre nationalité et de la religion catholique.

La guerre entreprise en 1885 par le gouvernement fédéral contre les métis du Nord-Ouest, et le conflit scolaire qui s’est plus récemment produit entre catholiques et protestants dans la province du Manitoba, démontrent trop clairement la prépondérance politique des Canadiens-Anglais et leur hostilité persistante contre notre racer

Ces événements ont en mème tEMpS prouvé quels inappréciables services l'Alliance Saint-Jean-Baptiste pouvait encore rendre à la cause française.

Quelques lignes suffiront pour renseigner le lecteur à ce sujet.

On sait qu'il existe dans le nord-ouest de l'Amérique britannique une population métisse considérable, née de l'union des trappeurs français avec les filles des Peaux-Rouges.

Ces métis très civilisés, intelligents, instruits, parlant exclusivement notre langue, se montrent très attachés à notre nationalité, et pratiquent avec ferveur la religion catholique.

Or, il ya une douzaine d'années, le gouvernement fédéral les expropria de leurs biens presque sans aucune indemnité, fit vendre aux enchères les terrains où étaient construites leurs habitations, leurs églises, leurs maisons d'école, et livra à des sociétés anglaises de colonisation les héritages ainsi confisqués.

Poussés à bout par tant d’injustice, les métis prirent les armes, et, après une résistance acharnée, furent écrasés par les troupes fédérales commandées par le général Middleton.

Enfin leur chef, Louis Riel, fut penda comme un vil malfaiteur après un odieux simulacre de procès. C'était un vaillant Français et un grand chrétien, qui mourut en héros pour la plus noble des

causes, lâchement sacrifié aux basses vengeances des francs-

maçons anglais.

Le traitement barbare infligé aux métis, l'assassinat juridique

de Riel, provoquèrent une indicible explosion de colère dans la province de Québec, alors que, par contre, une violente réaction antifrançaise se manifestait dans les autres parties de la Confédération.

Un mouvement révolutionnaire ayant Pour but l’écrasement par

GE ee LEA RER

Na

RS nr RRQ

MARCUS nn

la for très 1 compl Ce prade tournt Par à sa U Hauttemps de Qu On 1885, Voi naissa et vie Trè liques tion, sur le Or, Manit voulu maiso On sures minor Le ces a conte La tance catho homn C'e le règ contr On sans rique d'une En certa

e montrer étaient en

os anciens Canadiensnents partile gouverdes loges ité et de la

\éral contre plus récemprovince du ce politique » notre race.

appréciables rendre à la

rà ce sujet.

ique britanl'union des

nt exclusive- » nationalité,

it fédéral les té, fit vendre 3 habitations, étés anglaises

nt les armes, r les troupes

vil malfaiteur llant Français plus noble des s des francs-

inat juridique re dans la proréaction anti- Confédération.

écrasement par

Here

la force et le démembrement du Bas-Canada}s'y dessina même très nettement, et l'on put craindre un instant les plus graves complications.

Ce fut l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui, aussi pradente que patriote, évita que les événements ne prissent une tournure plus tragique.

Par leur ferme modération, les hautes ‘personnalités qui étaient à sa tête surent en imposer aux politiciens fanatiques qui, dans le Haut-Canada, poussaient à la guerre civile, et réussirent en même temps à faire cesser toute agitation dangereuse) dans la province de Québec.

On ne saurait trop souvent rappeler l'immense service rendu, en 1885, par l'Alliance Saint-Jean-Baptiste à la cause française.

Voici maintenant en quoi consistait le confit scolaire qui prit naissance, il y a quelques années, dans la province du Manitoba et vient seulement de se terminer, du moins provisoirement.

Très libéralement, la Constitution fédérale accorde aux catholiques le droit de posséder, dans toute l'étendue de la Gonfé lération, des écoles communales spéciales à leur culte et entretenues sur les fonds publics.

Or, au mépris de toute légalité, le gouvernement particulier du Manitoba supprima les écoles catholiques de cette province et voulut obliger nos compatriotes à envoyer leurs enfants dans les maisons d'éducation protestantes.

On comprend quelles violentes colères provoquèrent ces mesures, qui portaient une atteinte si profonde aux droits de la minorité française.

Le gouvernement fédéral n'osa mettre franchement un terme à ces actes arbitraires, et termina, il y a quelques mois, cette grave contestation par un compromis qui n’a satisfait personne.

La Fédérat‘on Saint-Jean-Baptiste a fait, dans cette circonstance, les plus louables efforts pour sauvegarder les intérêts des catholiques, et a énergiquement agi en leur faveur auprès des hommes politiques qui dirigent les affaires du Dominion.

C'est certainement grâce à elle qu’on n’a pas eu à déplorer, dans le règlement du différend scolaire du Manitoba, une solution trop contraire aux intérêts de la religion.

On peut conclure de ce qui précède, que l'ère des dangers n'est sans doute pas encore close pour les Canadiens-Français de l'Amérique britannique, et que l'avenir pourrait bien leur réserver plus d'une fâcheuse surprise.

En tous cas, quels que puissent être les événements, on peut être certain que l'Association Saint-Jean-Baptiste du Dominion se

montrera toujours digne de la haute mission confiée à son patriotisme, et qu'elle saura vaillamment défendre, en toutes circonstances, les intérêts de la religion catholique et de la nationalité française.

Page 1