‹ La fédération nationale des Canadiens-français [microforme]Chapitre 3 sur 5 · LA FÉDÉRATION DES CANADIENS-FRANÇAIS DES ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

LA FÉDÉRATION DES CANADIENS-FRANÇAIS DES ÉTATS-UNIS

Le lecteur vient de voir que, non contents d'avoir reconquis sur l'élément anglo-saxon la province de Québec, et de s'étendre chaque jour davantage dans le Haut-Canada colonisé par les Anglais, nos anciens compatriotes de l'Amérique du Nord ont, en outre, envahi par milliers les territoires des Etats-Unis limitrophes de leur pays.

Après avoir examiné la condition politique des Français restés sur le sol britannique, occupons-nous de ceux qui ont émigré dans l'Union américaine, où ils sont principalement groupés dans la Nouvelle-Angleterre, c'est-à-dire dans le Maine, le Massachusetts, le Rhode-Island, le Connecticut, le New-Hampshire, le Vermont, et dans la partie septentrionale de l'Etat de New-York.

D'après les plus sérieuses statistiques, on évalue à plus d'un million le nombre de nos anciens compatriotes émigrés aux Ltats- Unis ou nés sur le sol de ce pays de parents émigrés, de telle sorte qu'il existe en ce moment, tant au Dominion que dans l'Union américaine, environ trois millions de Canadiens-Français.

Le premier essai de colonisation tenté dans la grande république par nos congénères du nouveau monde, remonte à l'époque où la guerre de Sécession prit fin.

Momentanément arrèté dans son développement par le cours des événements politiques, le commerce américain reprenait alors un essor considérable, principalement dans les États de l'Est, où de hardis spéculateurs établissaient de nombreuses manufactures, pour remplacer les fabriques détruites ou ruinées dans les contrées du Sud.

Les Canadiens-Français se chargèrent de fournir aux industriels yankees les bras qui leur étaient nécessaires, et, abandonnant la ferme pour l'atelier, passèrent la frontière en nombre considérable.

Depuis cette époque, le mouvement d'émigration, qui prend sa source principale dans les diocèses de Trois-Rivières et de Rimouski, n’a pas discontinué, malgré tous les efforts qu'on à tentés pour l’enrayer.

Il eùt porté un coup terrible aux intérêts de notre nationalité dans l'Amérique britannique, si la vitalité de notre race dans le pays n'était telle que la population francaise du Dominion continue

AR En Ur ES Pet

à sac coloss:

Aq la pro fertilit

Au forme renco

En Unis, et, d’':

Ils ouvric ferme

Sol travai améri se no diens les at de pe gion,

Ils écoles instit les ol que li

Da biens civil, les h:

dotal maire

Da étroil grou) appel

Er viver tienr voisi

sans

son patrioes circonsnationalité

Page 1