prologue assez singulier, où il y avait du mac
en cette far< jeur été I ■■ mort, e1
LA FÉÎERIfc:
Abaltaman, semant tous les obstacles sur la route du prince Muguet, qui va réveiller la princesse, génie aux conceptions tout à fait machiavéliques, car il n'hésite pas à faire sortir de terre un autre château, semblable à celui où dort la Belle : vaines tentatives ! les combinaisons des génies les plus infernaux sont peu de chose, quand on a pour soi la fée Azoline !
C'est le Treizic nie coup de minuit (Chàteau-d'Eau, septembre 1874), où la sorcière Léonor, qui s'amuse à épouvanter les habitants de Témeswar en faisant sonner au beffroi de la ville des heures insolites, est désenchantée par l'intrépide capitaine Zapoli ; c'est Pii-Paf (Château - d'Eau, 4 octobre 1876), où Clairville, assisté de Montréal et Blondeau, sert à des générations nouvelles de spectateurs, d'antiques calembours, donnant prétexte à des changements à vue : « Je suis bien à l'abri dans ma tour, dit l'enchanteur Krik-Krok, elle ne craint rien, elle es) en bonnes briques. — Ah, elle est en brick, s'écrie la Fée aux Noix, eh bien, voyons ! » El la tour se change en un navire secoué par des flots en toile peinte. Heureux temps où les enfants riaient encore de ces naïves pantalonnades !
lui 1872, Sardou donnait à le Galté, alors dirigée par M. Boulet, le Boi Carotte, qui avail dû être représenté avant la guerre et dont Tact ion se passai! primitivement en Allemagne, ear an conte d'Hoffmann, dont il ne restait plus guère rien, avait été le premiei inspirateur. Le bruij avait couru que la pièce, sous la forme de la féerie, était une satire politique. Dans le roi Fridolin XIV, évoquant sans es grandi
Une Répétition m " Roi Carotte
(D'après le dessin de Ruekebush.)
Magique de M. Abraham Dreyfus, féerie s'affranehissant des calembours et des facéties habituelles, où le roi Croquignolet, muni d'un miroir enchanté lui permettant de découvrir la vérité, trouvait philosophiquement, après bon nombre d'épreuves, ce talisman plus gênant qu'utile. A la Galté (18 mai 1878), le Chat Botté, nouvelle version, de MM. Tréfeu et Blum : le chat (encore une particularité qui eût étonné Perrault !) est un paysan gourmand, le nommé Petitpotabeurre, qui a été métamorphosé en bote pour avoir douté du pouvoir des Lutins : il ne reprendra sa forme humaine que s'il accomplit une action méritoire, et c'est pourquoi il s'attache à conduire son maître Eloi, devenu, grâce à lui, le marquis de i
i la fortune el aux honneurs. (Acteurs : I >.»illy. Guyon, Germain, Grivot, Daniel Bac, Laurent, Mmes
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chagrin, ne dissimulait pas son dédain pour tous les prodiges nouveaux et qualifiait d' « œuvre infâme » l'œuvre des hardis savants modernes : « Vous faites chanceler la raison humaine, vous menez la société au rêve, du rêve à l'insenséisme {sic) et de l'insenséisme à la mort ». Un doux organiste, aux idées furieusement rétrogrades, était le porte-paroles de d'Ennery. Il me semble me rappeler que Jules Verne ne laissa pas d'être surpris de la façon dont son collaborateur traitait les recherches et les tentatives de la science et qu'il protesta contre le rétablissement de ces diatribes, qu'il avait fait couper. En somme, une promenade à travers la terre, la mer et les espaces aériens. (Acteurs : Taillade, Dailly, Joumard, Volny, Alexandre, Faille, Mmes Jeanne Malvau, Patry, Daubrun, etc ; tableaux de l'Atlantide, de la descente dans le Vésuve, du divertissement sur la place d'Altor, etc.)
Michel Strogofl et le Tour du Monde deviennent le type de la pièce à spectacle. La féerie « classique » se défend, cependant. Encore faut-il qu'elle remplace par un grain de scepticisme la conviction d'antan. « Quelle canaille que cet animal-là ! » dit Truffentruffe, le cuisinier de l'Ogre, dans le Petit Poucet de Leterrier, Vanloo et Mortier (Gaîté, 28 octobre 1885). Et ce cuisinier sensible trompe son maître, en lui faisant manger du veau en guise de chair humaine. Mais c'est <( classique » par la lutte de la magicienne Sylvana, qui protège le Petit Poucet, contre l'Ogre Bouf- Bouf. Le Petit Poucet, c'était la comédienne qu'on appelait alors « la petite Duhamel >>. Il y avait, au premier acte, un joli effet de mis." en scène, encore qu'il De fût pas très neuf : le Petit Poucet était censé per dans les branches d'un gros arbre, qui s'enfonçait dans les dessous, et, du sommel de l'arbre, on découvrait an pe magistralement peint par
Robecchi. (Acteurs : Christian, Baron, Scipion, Jean-