‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 16 sur 85 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

poëte rêveur entrevoit sur une feuille de rose , char aérien attelé de huit papillons?

Mais- les Daityas, irrités de voir la déesse de la fortune au milieu des dieux , leurs rivaux , qui déjà possèdent la coupe de l'immortalité, les Daityas laissent éclater leur courroux; ils dérobent l’ambroisie que leur reprend Vichnou, et les dieux, animés d’une force nouvelle par le céleste breuvage, terrassent leurs ennemis et les précipitent dans les régions souterraines du sombre Patala. La nature alors se réveille et s’épanouit dans son plus radieux sourire; les astres reprennent leur cours interrompu, le soleil répand ses plus chauds rayons; la flamme du sacrifice s’élance, brillante et légère; tous les êtres adorent les dieux vainqueurs. Indra est encore le roi des régions éthérées.

C’est vers Lakchmi que le dieu à l’arme fulminante reporte l’hommage de l’univers. Nous empruntons encore à la version anglaise l’éloquente prière qu’adresse Indra à la riante déité (1) :

(1) I bow down to Sri , thc mother of ail beings, seated on lier lotus throne, with eyea like fiill-blown lot uses, rcrlining on thc brcast of Vishnu. Thon art Siddhi (anperhuman power) : thon art Swadhj and Sw.ihâ : thon art amhrosia (Sudli.î), thc purifier of thc uni verse : thon art cvening, night, and dawn : thon art power, failli, intellect : thon art thc goddess of letters (Saraswatî). Thon, luMiitifuI goddess, art knowledge of dévotion, gréai knowledge, mysiir knowledge, and spiritual knowledge; which conféra cternal libération. Thon art the science of reusoning, thc thrcc Vedas, thc

o Je m’incline devant Çri, la mère de tons les » êtres, assise sur son trône de lotus, avec des yeux » semblables à des nénupjiurs épanouis, appuyée sur » le sein de Yichnou. Tu es Siddbi (le pouvoir sur- » humain); tu es Swadhâ et Swâhà (l'offrande et la » prière); tu es l'ambroisie (Sudha), la purificatrice « de l’univers; tu es le soir, la nuit et l’aurore; tu » es le pouvoir, la foi , l’intelligence; tu es la déesse » des lettres (Saraswati). Tues, belle déesse, la cou- » naissance de la dévotion, la grande connaissance, » la connaissance mystique et la connaissance spiri-

art» and science» : thou art mural and politieal science. Tlic world is peoplcd by tbec with pleasing or displeasing forms. Who else llian dion, oh goddess , is scated on (bat perso»» nf tbe gml of goda, tlic wielder of tbe mare, whicli is made up of sacrifice, and contemplatcd by lioly ascetics? Abandoned by tbec, tbe tbrcc world» were on tbe brink of rnin ; but tbey bave bcen reanimated by thee. From thy propilious gaze, ob mightv goddess, men obtain wives, cbildren, dwclling*, fricuds, harvests, wealtb. Health and âtrength, power, victory, happiness, are easy of attainment to lliosc npnn wltom thon smilestJ Thon art tbe motber of ail beings, as tbe god of gods, llari, is tbeir fatber; and tbis world, whether animate or inanimate, is j>eivaded by tbec and Visbnu. Ob thou wbo purifiest ail ihiugs, forsake not oui* t rca» ures, our granarie*, our dwcllings, our dépendants, our persons, our wives : abandon not our cbildi'cn, onr fricuds, our bocage, our jewels, ob thou wbo abidest on tbe bosom of tbe god of gnds. Thcv whoin thou desertest arc forsaken by trutli, bv purity, and goodness, by every amiable and excellent qtiulily ; wbilst tbe base and worlldcss upon wboni thou lookest favourablv becouie immetliately endowed with ail excellent qualifications, witli familics, ami with power. Ile on whom thy countcnance is tui*ncd is bonourable, amiable, prospérons, wise, and

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