PREMIERE PARTIE
» tuelle; tu es ce qui confère le salut éternel; tu es » la science du raisonnement, les trois Védas, les » arts et les sciences; tu es la science morale et poli- » tique. Le monde, dans ses formes {gracieuses ou » terribles, est peuplé par toi. Quel autre que toi, » û déesse! s’appuie sur la personne du dieu des » dieux, de celui qui porte la massue, qui est com- » blé de sacrifices et contemplé par les saints ascètes? » Abandonnés par toi , les trois mondes (1) étaient » sur le penchant de leur ruine; mais ils ont été * ranimés par toi. De ton regard propice,' 6 puis-
of cxaltcd birth; a liero of irrésistible proiress : but ail bis mérité and Mi adrantages are converted into rçorthlcssness from whom, Uloveti of Vishnu, mother of tbe world, thou avertest tby face. The tonguei of Brahma are unequal to cclebratc tby excellence. Bc profitions to me, oh goddess , lotus-cyed, and never forai ke me more. »
Bcing tbus prntaed, the gratified Sri, nhiding iu ail créatures, and henni by ail being*, rcplicd to tlie god of a huudred rite* (Satakratu); « I am pleased, monarch of the gods, by thinc adoration. Demand from me what thon desirest : I hâve conte to fulfil thy wishes. * « If, goddess, rcplied Indra, « thou wilt grant iny prayers; if I am worthv bf thy bounty ; be this my first request , thaï the three world* inav never again l>c deprivcd of thy présence. My second supplication, danghter of Océan, is, tliat thou wilt not forsakc faim who shall celebrate thy praises in the words I bave addrcssed to tbee. » « I will not abandon, » the goddess answered, « tlie three worhls again : this thy Hrst bnon is granted ; for 1 ain gratified by tby praises : and fitrtbcr, I will never tnm my face away from tliat mortal wbo moming and evening sball repeat tbe livinii witl» wbicb tbou hast addressed me. »
(1) La terre, l'atmosphère, le monde céleste, ou monde de Brahma.
«santé déesse! les hommes obtiennent femmes, «enfants, demeures , amis, moissons, opulence. » Santé et force, puissance, victoire, bonheur, sont » d’un accès facile à ceux auxquels tu souris. Tu es » la mère de tous les êtres, comme le dieu des dieux, » Hari est leur père; et ce monde, soit animé, soit » inanimé, est rempli de toi et de Vichnou. 0 toi, » qui purifies toutes choses, n’abandonne pas nos » trésors, nos greniers, nos demeures, nos servi- » teurs, nos personnes, nos femmes; n’abandonne » pas nos enfants, nos amis, notre postérité, nos » pierreries, ô toi qui résides sur le sein du dieu des » dieux ! ('.eux qui te quittent sont abandonnés par « la vérité, par la pureté, par la bonté, par toute » aimable et excellente qualité ; tandis que les hommes « bas et indignes que tu regardes favorablement sont « immédiatement comblés de dons excellents , d’cn- » fants et de puissance. Celui vers lequel tu tournes » ta face est honorable , aimable , prospère , sage » et d’une naissance illustre, un héros d’une irrésis- » tible valeur ; mais tous ses mérites et ses avantages » sont convertis en indignité, bien-aimée de Vich- » nou, mère du monde, chez celui dont tu détournes » ton visage. Les langues de Brahma sont insuffi- « santés à célébrer ton excellence. Sois-moi propice, » ô déesse aux yeux de lotus, et jamais ne m’nban- » donne ! «
Où est le puissant Indra des Védas? Il n’est plus